La Commission baleinière à la recherche d'un consensus
SANTIAGO - La Commission baleinière internationale (CBI), réunie depuis lundi à Santiago, devrait essayer de maintenir un statu quo sur la situation des baleines, sans mettre au vote ni la proposition du Japon de réouvrir la chasse commerciale aux cétacés ni celle des défenseurs des baleines de créer un sanctuaire dans l'Atlantique sud.
Les réunions de la CBI tournent généralement à l'affrontement entre les pays protecteurs des baleines qui veulent accroître le nombre des cétacés et le Japon suivi d'un petit groupe de pays exigeant de pouvoir recommencer la chasse commerciale.
Toutefois, la délégation japonaise se montrerait favorable à un consensus et ne mettrait pas au vote une proposition controversée de réouvrir la chasse commerciale dans quatre petites zones côtières de son pays.
De leur côté, les défenseurs des baleines ne demanderaient pas la création d'un sanctuaire sans chasse dans le sud de l'océan Pacifique.
"Jusqu'à maintenant la commission était bloquée, très divisée, chacun campant sur ses positions, tandis qu'à Santiago il existe un accord de principe de tous, défenseurs et chasseurs de baleines pour chercher et trouver des solutions communes", a déclaré mardi à l'AFP, M. Cristian Maquieira, le chef de la délégation chilienne à la CBI.
Ce dernier a ajouté qu'un groupe de travail allait être formé, composé de 20 pays, et devant se réunir avant la prochaine réunion de la CBI en 2009 dans l'île portugaise de Madère et qui sera chargé de faire des recommandations sur une série de thèmes.
Parmi ces thèmes, figureront les dossiers les plus controversés comme la "chasse scientifique" et la création d'un sanctuaire pour les baleines dans le sud de l'Atlantique.
Parmi les dossiers à débattre, les thèmes controversés de la "chasse scientifique" et de la création d'un sanctuaire pour les baleines dans le sud de l'Atlantique, une proposition défendue par un groupe de pays mené par l'Argentine et le Brésil.
"Le Japon n'a pas fait de propositions belliqueuses dans l'esprit de trouver une solution", a affirmé à l'AFP Glenn Inwood, le porte-parole de la délégation nippone au CBI.
"Le Japon vient dans un esprit de conciliation et pour cela propose de retirer les baleines à bosse de son programme de recherche scientifique" a-t-il ajouté.
(©AFP / 24 juin 2008 23h29)