Transparency met en garde contre les effets de la corruption sur le climat
ATHENES - La corruption contribue au réchauffement climatique et risque de faire obstacle aux efforts internationaux pour lutter contre cette évolution, selon les conclusions d'une conférence internationale réunie à Athènes par l'ONG Transparency International (IT).
La corruption, par exemple en entravant la lutte contre la déforestation, "menace d'exacerber les problèmes environnementaux et de saper les efforts pour les gérer", déclare le texte adopté à la fin de cette conférence, un rendez-vous biennal qui a réuni depuis jeudi à Athènes quelque 1.500 participants venus de 135 pays.
Parmi les intervenants, Festus Mogae, envoyé spécial de l'ONU pour le changement climatique, a souligné au cours des débats comment la lutte contre le réchauffement climatique "ouvre un nouveau terrain à la corruption", au vu des flux d'argent générés et des mécanismes prévus de vente aux enchères des droits d'émission de CO2.
Alors que l'adaptation des économies dans les pays pauvres requerra "des transferts annuels de 100 à 200 milliards de dollars en provenance des pays riches (...) il y a des riques significatifs et croissants de corruption à toutes les étapes du processus", déclare dans ses conclusions la 13e Conférence internationale de lutte contre la corruption.
"La conférence recommande que des mécanismes anticorruption soient intégrés dans les procédures de tout futur système" international de lutte contre le réchauffement, ajoute le texte.
(©AFP / 02 novembre 2008 18h33)