Nucléaire iranien: "il y a matière à creuser"
MOSCOU - Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a estimé jeudi qu'il y avait "matière à creuser" dans les nouvelles propositions iraniennes en vue de la reprise de négociations sur son programme nucléaire.
Dans ce document, "il y a matière à creuser", a déclaré M. Lavrov sans autre détail, lors d'une rencontre avec le groupe Valdaï, qui réunit des experts étrangers sur la Russie, parmi lesquels un journaliste de l'AFP.
Téhéran avait remis mercredi ses propositions en vue de la reprise des négociations sur son programme nucléaire controversé aux six puissances participant à ces pourparlers (Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Etats-Unis, et l'Allemagne).
"Quand les autres pays auront étudié le document iranien, il faudra arriver à une position commune", a ajouté M. Lavrov.
Le ministre russe également critiqué les sanctions envisagées par un certain nombre de pays qui ressemblent selon lui à un "blocus".
A ses yeux, "l'Iran ne peut pas produire d'uranium à des fins militaires, même s'il le voulait", en raison de la surveillance exercée par l'Agence internationale de l'énergie atomiquel (AIEA).
Les Occidentaux ont menacé une nouvelle fois l'Iran de sanctions renforcées, dont l'efficacité reste suspendue notamment au feu vert de Moscou, membre permanent du Conseil de sécurité de l'ONU.
Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait récemment indiqué que si des sanctions au niveau international n'étaient pas acceptées, il y aurait des sanctions individuelles, plus fortes, plus contraignantes, venues de l'Europe.
Les Occidentaux soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, ce que dément Téhéran. Malgré six années d'enquête approfondie, l'AIEA n'est pas en mesure de dire si ce programme est totalement pacifique.
(©AFP / 10 septembre 2009 20h47)