La visite d'Obama va ouvrir une nouvelle ère, selon la Chine
PEKIN - La visite du président américain Barack Obama en Chine, à la mi-novembre, va ouvrir une nouvelle ère dans les relations sino-américaines, a estimé vendredi la Chine et le climat sera l'un des grands dossiers évoqués.
M. Obama est attendu à Shanghai puis Pékin du 15 au 18 novembre pour sa première visite en Chine, où il sera reçu par son homologue Hu Jintao, une visite qui doit marquer "un nouveau départ historique", a affirmé le vice-ministre des Affaires étrangères He Yafei.
M. He a indiqué que le climat serait "un sujet-clé des entretiens entre les dirigeants des deux pays".
Divers accords dans ce domaine seront signés à l'occasion de la visite de M. Obama, a ajouté le vice-ministre, sans fournir la moindre précision.
"Nous pensons que (la visite de M. Obama) est un événement important dans les relations sino-américaines", a déclaré M. He lors d'un point de presse consacré à cette visite, qu'il a qualifiée de "particulièrement importante pour l'entrée des relations sino-américaines dans une nouvelle ère".
Pourtant, coup sur coup vendredi, la Chine a dénoncé le protectionnisme des Etats-Unis et lancé une enquête antidumping et antisubventions sur certaines de leurs voitures importées, dans un contexte de frictions commerciales déjà assez vives entre les 1ere et 3e économies mondiales.
Jeudi les Etats-Unis ont réaffirmé leur intention d'imposer des droits de douane aux tubes pour l'industrie pétrolière importés de Chine, renforçant le montant prélevé à l'importation de ces tubes.
La Chine et les Etats-Unis, les deux plus gros pollueurs de la planète, se rejettent aussi la responsabilité des efforts à consentir pour la lutte contre le réchauffement climatique, à un mois du sommet de Copenhague.
"De grands pays en développement ne prennent aucun engagement" dans la lutte contre le réchauffement climatique, a dit ainsi l'émissaire américain pour le climat, Todd Stern mercredi, dans une allusion à la Chine.
He Yafei a rappelé la position chinoise vendredi selon laquelle les pollueurs historiques doivent prendre la tête de la lutte contre le réchauffement climatique.
Le responsable chinois n'a d'ailleurs pas écarté l'éventualité d'une absence d'accord en décembre, alors que le pessimisme croît dans le monde sur le résultat du sommet sur le climat, tant les divergences restent grandes entre les pays participants.
"Si les négociations se poursuivent, le document qui sera signé à la conférence de Copenhague devra fournir une orientation politique pour la prochaine étape des négociations", a-t-il dit vendredi.
(©AFP / 06 novembre 2009 11h29)