Espagne: un garde civil blessé par balle en Navarre, possible mise en scène
MADRID - Un garde civil espagnol a été blessé par balle dans la nuit de samedi à dimanche en Navarre, un incident d'abord attribué à un échange de tirs avec des membres présumés de l'ETA, mais qui pourrait en réalité être une mise en scène, selon la Radio nationale espagnole (RNE).
Selon des sources du ministère espagnol de l'Intérieur citées par la RNE, l'hypothèse d'un échange de tirs avec des membres présumés de l'organisation indépendantiste basque ETA était de moins en moins crédible dimanche après-midi aux yeux des enquêteurs.
Les indices recueillis sur place faisaient plutôt pencher l'enquête vers la piste d'une mise en scène organisée par l'agent blessé, selon RNE.
L'un des principaux indices est le reste de munition retrouvé, qui correspond à des armes habituellement utilisées par la garde civile et non par l'ETA.
Le ministère de l'Intérieur n'était pas immédiatement disponible dimanche après-midi pour confirmer cette information à l'AFP.
Des sources antiterroristes citées par les médias espagnols avaient indiqué dans un premier temps que l'agent avait été blessé dans un échanges de tirs à proximité de la caserne de Leitza, avec des membres présumés de l'ETA se préparant à commettre un attentat.
Une porte-parole de la préfecture de Navarre avait simplement confirmé à l'AFP qu'un agent avait été blessé par balles près de la caserne de Leitza, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Pampelune, sans donner plus d'informations.
Le garde civil a été opéré d'une fracture à un bras. Son "état est satisfaisant et l'évolution sera logiquement positive", a déclaré à la presse, peu après l'opération, Nacho Yurs, le directeur médical de l'hôpital de Navarre où il a été transporté.
Les casernes sont régulièrement visées par les attentats de l'ETA, tenue pour responsable de 828 morts en 41 ans d'attentats pour l'indépendance du Pays Basque et de la Navarre.
Le dernier attentat de l'organisation, qui remonte au 30 juillet, avait eu lieu devant la caserne de la garde civile de Palmanova, sur l'île de Majorque aux Baléares. Deux gardes civils avaient été tués.
(©AFP / 29 novembre 2009 14h52)