Bobst pourrait supprimer 300 postes sur ses sites lausannois
reprise de la veille
Lausanne/Prilly (VD) (awp/ats) - Bobst envisage de supprimer sur ses sites de Prilly et de Mex 300 postes sur un total de 2357. Les mesures prises par le fabricant vaudois de machines d'emballage n'ont pas suffi à enrayer la crise la plus sévère de son histoire.
"Les représentants du personnel ont été invités à débuter la procédure de consultation et à examiner les mesures prévues, conformément à la loi et à la convention collective de la branche", écrit jeudi soir le fabricant de machines d'emballages.
Ces consultations devraient être terminées début décembre, a précisé à l'ATS son directeur général, Jean-Pascal Bobst. "Nous ferons tout pour trouver le meilleur compromis, dans le respect des valeurs de l'entreprise", a-t-il ajouté.
La mesure ne concerne que les deux sites vaudois. A fin juin, le groupe dans son ensemble employait 5708 personnes.
Touché de plein fouet par la crise qui sévit dans l'industrie des machines, le groupe a annoncé en septembre une chute de son chiffre d'affaires au premier semestre 2009 de près de 40% à 465,6 millions de francs et une perte opérationnelle d'environ 80 millions. Il avait alors indiqué vouloir se restructurer pour économiser 100 millions de francs à partir de 2011.
Dès la fin de l'été 2008, Bobst a entrepris de résister à la dégradation de ses affaires en prenant diverses mesures, passant notamment par une réduction drastique de ses coûts et la suppression des intérimaires.
Début 2009, le groupe a introduit des mesures de chômage partiel et fermé son usine FAG à Avenches. En été, Bobst a en outre fermé ses usines de Prilly et de Mex pendant trois semaines, diminué le temps de travail et prêté environ 40 employés à des entreprises de la région.
Ces solutions temporaires n'ont cependant pas suffi. "Aucune amélioration significative n'étant attendue avant le second semestre 2010, Bobst doit impérativement continuer à réduire ses coûts pour revenir à l'équilibre financier", écrit le groupe, qui donnera une conférence pour les analystes et les médias à Zurich le 9 décembre.
Du côté des syndicats, Employés Suisse se dit d'autant plus inquiet de cette décision que l'entreprise "est un modèle de partenariat social et que, depuis plus d'une année, toutes sortes de mesures ont été prises, avec la collaboration fructueuse de ses employés".
ats/rp
(AWP/20 novembre 2009 06h22)