HSBC Genève: "aucune trace" des déclarations de Falciani (porte-parole banque)
Zurich (awp/afp) - La banque HSBC n'a "aucune trace" des déclarations de l'ex-employé Hervé Falciani, qui, accusé d'avoir dérobé des informations confidentielles, affirme avoir alerté en vain la banque sur des problèmes de sécurité, a indiqué lundi un porte-parole de l'établissement.
"Nous avons posé la question à l'équipe informatique (et) jamais il n'a été confirmé ce qu'a dit (Hervé) Falciani", l'ancien salarié de HSBC à Genève, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la filiale genevoise du groupe britannique.
M. Falciani "n'est jamais allé aux services des relations humaines, aucune trace de ce qu'il dit n'a été trouvée", a précisé le porte-parole, ajoutant au sujet de ces déclarations: "ça nous paraît faux".
"Mon souci à la HSBC était de faire évoluer le système dans le bon sens", a raconté M. Falciani dans un entretien au journal Le Figaro publié lundi.
"Après mon arrivée à Genève, je me rends compte qu'on s'éloigne, en fait, des standards de sécurité", mais "mes propositions n'étaient pas entendues", a-t-il assuré, affirmant subir "des contraintes, des pressions au sein de la banque".
Le Ministère public de la Confédération (MPC, procureur fédéral) a pour sa part précisé ne pas avoir eu connaissance de M. Falciani avant fin 2008 alors que ce dernier affirme dans Le Figaro avoir alerté en vain les autorités suisses "à la fin de l'été 2006".
Le MPC "a commencé ses investigations dans ce contexte en mai 2008. Il n'a toutefois eu connaissance de l'identité de M. Falciani qu'à partir du 22 décembre 2008", a-t-il souligné dans un courriel envoyé à l'AFP.
"Avant cette date, M. Falciani n'était pas connu du MPC", a précisé le bureau du Procureur fédéral.
La Suisse a ouvert le 29 mai 2008 une enquête contre M. Falciani, qu'elle soupçonne d'avoir subtilisé, entre 2006 et 2007, des données dans la filiale genevoise de la banque britannique HSBC pour laquelle il travaillait.
Les autorités helvétiques l'accusent notamment de violation du secret bancaire et assurent qu'il a tenté de monnayer ces listes et les codes permettant de les déchiffrer auprès de plusieurs Etats, voire de banques libanaises, ce que M. Falciani réfute.
rp
(AWP/21 décembre 2009 17h15)