CFF/Etude critique sur la modulation du prix des billets selon les heures
Berne (awp/ats) - Des billets de trains plus chers aux horaires de pointe ne permettent que partiellement de mieux répartir le flux des pendulaires. Une étude commandée par la Confédération critique un système de tarifs adaptés aux heures de la journée, une idée évoquée par les CFF.
La différence de prix entre les heures de pointe et les périodes "normales" doit représenter au moins 25% pour que les usagers modifient leur pratique. C'est la conclusion d'une enquête britannique publiée en 2007 et que l'institut de recherche Infras cite dans sa propre étude à l'attention de l'Office fédéral des transports (OFT).
Selon cette étude d'Infras publiée mercredi par le quotidien zurichois "Tages-Anzeiger" et dont l'ATS a pris connaissance, un tel système ne porte ses fruits qu'à moyen terme. Les pendulaires ne peuvent en effet y réagir que si leurs horaires de travail sont flexibles.
L'institut pense tout de même que les usagers tiendraient compte de tarifs dégressifs lorsqu'ils déménageraient ou changeraient d'emploi. Mais il admet aussi qu'il existe peu d'études sur les effets de prix dégressifs.
L'enquête met le doigt sur un autre problème. Si les tarifs des transports publics augmentent de manière excessive, de nombreux usagers risquent de se mettre à utiliser leur voiture pour se rendre à leur lieu de travail ou pour leurs loisirs. Les usagers des transports publics réagissent davantage aux modifications de prix que les voyageurs motorisés.
En revanche, Infras soutient les CFF concernant les prix des abonnements généraux. Cette offre forfaitaire ne rapporte à l'ex-régie fédérale que des revenus inférieurs à la moyenne, un montant qui est donc jugé "insuffisant" par Infras.
ats/ats
(AWP/04 août 2010 16h48)