Proche-Orient: Washington soutient "absolument" la solution à deux Etats (ambassadrice à l'ONU)

Nations unies (Etats-Unis) - L'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a affirmé jeudi que Washington soutenait "absolument" la solution à deux Etats pour régler le conflit entre Israéliens et Palestiniens, sans écarter des "alternatives".

Le président Donald Trump avait assuré la veille, lors d'une conférence de presse commune à la Maison Blanche avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qu'il n'était pas arc-bouté sur la solution à deux Etats, en rupture avec des décennies de tradition diplomatique américaine.

"Nous soutenons absolument une solution à deux Etats, mais nous songeons aussi à des alternatives", a déclaré Mme Haley à l'issue d'une réunion du Conseil de sécurité consacrée au Proche-Orient, répétant même à trois reprises auprès des journalistes ce soutien américain.

Mme Haley a estimé que ce serait une "erreur" de dire que les Etats-Unis ont abandonné cette position diplomatique de soutien à la création d'un Etat palestinien, à côté d'Israël, dans le cadre d'un accord final de paix.

Washington veut aider Israéliens et Palestiniens à se retrouver "à la table (des négociations) pour qu'ils discutent de cela avec une nouvelle optique, pour qu'ils disent +ok, nous nous remettons à l'ouvrage: sur quoi pouvons-nous être d'accords?+", a-t-elle relevé.

Lors de sa réunion jeudi matin, le Conseil de sécurité a entendu l'émissaire des Nations unies pour la paix au Proche-Orient, Nickolay Mladenov. Il a insisté sur le fait que la solution à deux Etats était la "seule voie" pour répondre aux aspirations des Israéliens et des Palestiniens.

M. Trump avait déclaré mercredi: "Je regarde deux Etats et un Etat et si Israël et les Palestiniens sont contents, je suis content avec la solution qu'ils préfèrent. Les deux me conviennent".

"Les Etats-Unis favoriseront la paix et un véritable accord de paix", a-t-il promis, tout en affirmant qu'il revenait aux deux parties de négocier directement.

Nikki Haley a par ailleurs accusé l'ONU d'avoir des préjugés envers Israël.

Elle a qualifié sa première participation à une réunion du Conseil de sécurité sur le Proche-Orient d'"un peu étrange", soulignant qu'aucune référence aux roquettes tirées par les membres du Hezbollah ni à la menace de l'Iran n'avait été faite, mais que les discussions s'étaient focalisées sur "la critique d'Israël, la seule véritable démocratie au Proche-Orient".

L'ambassadrice a réitéré que la résolution du Conseil adoptée en décembre, dans les dernières semaines de l'administration de Barack Obama, condamnant les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens était une "terrible erreur".



(©AFP / 16 février 2017 20h01)
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