BOURSE/Wall Street monte légèrement malgré un rapport décevant sur l'emploi US
New York (awp/afp) - Wall Street montait légèrement vendredi, après s'être hissée la veille à un plus haut depuis fin 2007, des chiffres du chômage décevants aux Etats-Unis confortant l'espoir d'une action de la banque centrale américaine (Fed): le Dow Jones montait de 0,11% et le Nasdaq de 0,10%.
Vers 14H10 GMT (16H10 HEC), l'indice Dow Jones Industrial Average avançait de 14,21 points à 13'306,21 points et le Nasdaq de 3,17 points à 3138,98 points.
L'indice élargi Standard & Poor's 500 montait de 0,31% (+4,42 points) à 1436,54 points.
La Bourse de New York avait été portée jeudi par l'annonce de la Banque centrale européenne (BCE) d'un programme illimité de rachat de dettes publiques: le Dow Jones avait bondi de 1,87% à 13'292,00 points, à son plus haut niveau depuis le 28 décembre 2007, et le Nasdaq de 2,17%, 3.'135,81 points, à son plus haut depuis le 15 novembre 2000.
Le S&P 500 avait progressé quant à lui à son plus haut depuis le 3 janvier 2008.
"Les chiffres du chômage publiés aujourd'hui sont bien plus mauvais que ce que les économistes attendaient", a relevé Jason Schenker, de Prestige Economics, pointant "une création d'emploi étonnament faible".
Si le taux de chômage a reculé contre toute attente de 0,2 point par rapport à juillet pour revenir à 8,1%, l'économie américaine n'a créé que 96.000 emplois de plus qu'elle en détruisait en août, en données corrigées des variations saisonnières.
Or, selon le président de la banque centrale américaine (Fed), Ben Bernanke, les Etats-Unis ont besoin de 100'000 à 110'000 nouveaux emplois par mois pour maintenir un taux de chômage stable et empêcher que celui-ci ne remonte.
De ce fait, "les chances que la Fed lance de nouvelles mesures de relance (de l'économie) sont plus importantes" désormais, ont estimé les experts de la banque Wells Fargo.
La résistance de Wall Street à ces chiffres décevants s'expliquait également, selon les analystes de Charles Schwab, par "la vague d'optimisme suscitée (jeudi) par (...) la Banque centrale européenne".
Du côté des valeurs, le numéro un mondial des microprocesseurs, l'américain Intel, a abaissé vendredi sa prévision de chiffre d'affaires pour le troisième trimestre, en invoquant la faiblesse de la demande. Il reculait de 2,33% à 24,51 dollars.
Son concurrent Advanced Micro Devices (AMD), baissait également de 3,01% à 3,55 dollars. Le concepteur de cartes graphiques NVIDIA chutait quant à lui de 5,46% à 12,98 dollars.
La radio sur internet Pandora s'effondrait de 17,5% à 10,37 dollars, alors que selon le Wall Street Journal, le géant informatique Apple est en négociations pour obtenir des licences lui permettant de diffuser de la musique sur son modèle. Apple s'appréciait de 0,26% à 678,03 dollars.
Le loueur américain de vidéos sur internet Netflix s'appréciait de 0,60% à 56,99 dollars.
Google montait de 0,77% à 704,80 dollars, se hissant au-dessus du seuil des 700 dollars pour la première fois depuis fin 2007.
Le réseau social Facebook poursuivait son rebond et s'adjugeait 1,53% à 19,25 dollars.
Les valeurs bancaires évoluaient en hausse, toujours portées par la BCE: Bank of America prenait 2,63% à 8,57 dollars, JPMorgan Chase 1,29% à 39,19 dollars, Morgan Stanley 2,09% 16,59 dollars, Goldman Sachs 1,13% à 114,82 dollars et Wells Fargo de 0,17% à 34,90 dollars.
L'assureur American International Group (AIG) qui a annoncé jeudi soir avoir cédé pour quelque 2 milliards de dollars de titres de sa filiale asiatique AIA Groupe, avançait de 0,15% à 34,27 dollars.
Le marché obligataire évoluait en hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans baissait à 1,608% contre 1,673% jeudi et celui à 30 ans à 2,752% contre 2,799%.
ft
(AWP / 07.09.2012 16h33)