Equipe de Suisse: Osi Inglin remercié
Osi Inglin ne sera plus l'entraîneur de l'équipe de Suisse masculine la saison prochaine. Swiss-Ski a décidé de ne pas garder le Schwytzois après les finales de Lenzerheide (13-17 mars).
Osi Inglin, dont le successeur n'est pas encore connu, subit ainsi les conséquences d'une saison complètement ratée, durant laquelle ses hommes ont multiplié les échecs retentissants. Son départ ne constitue donc pas une réelle surprise.
La date de l'annonce de son licenciement, en revanche, est plus étonnante. Président de Swiss-Ski, Urs Lehmann avait plusieurs fois répété qu'il voulait attendre la fin de la saison avant de trancher. La Fédération a toutefois dû réagir plus vite que prévu car son entraîneur "ne jouissait plus du soutien ni de la pleine confiance de tous", a écrit Swiss-Ski dans un communiqué. Un soutien qui commençait même à faire défaut du côté des skieurs.
"J’aurais aimé continuer d’assumer ma fonction", a regretté Inglin, cité dans le communiqué. "Avant les championnats du monde de Schladming, je me sentais pleinement soutenu par le Présidium de Swiss-Ski et par l’entourage. Entretemps, la situation a changé. Je dois l’accepter", a-t-il ajouté.
Arrivé au printemps 2011 en remplacement de Martin Rufener, Osi Inglin a connu une première saison aisée. Il est vrai que les exploits à répétition de Didier Cuche et Beat Feuz avaient alors quelque peu maquillé la réalité. La donne a ensuite complètement changé avec la retraite du Neuchâtelois et la blessure du Bernois. Privée de ses leaders, l'équipe de Suisse s'est retrouvée subitement désarmée.
La faute à certains coureurs qui n'ont pas répondu aux attentes. Mais aussi à Osi Inglin et ses adjoints, dont les méthodes d'entraînement ont été de plus en plus critiquées. Cela a commencé dès la préparation estivale, durant laquelle les coaches helvétiques ont préféré travailler en petits groupes. Leurs meilleurs éléments n'ont ainsi quasiment jamais été confrontés les uns aux autres, et encore moins avec des skieurs d'autres nations. Corollaire, les Suisses se sont préparés dans un environnement peu compétitif, sans points de repère ni émulation.
D'autres erreurs sont encore venues s'ajouter durant l'hiver. Si bien qu'Osi Inglin a vu son crédit s'éroder de plus en plus, notamment vis-à-vis de ses propres skieurs.
Reste maintenant à savoir qui va reprendre les fonctions de Schwytzois. Un sacré défi pour les dirigeants de Swiss-Ski, eux qui sont également toujours à la recherche d'un directeur du secteur alpin, nouveau poste qui devra justement chapeauter le travail des entraîneurs en chef messieurs et dames.
(Sport Information / 21.02.2013 17h35)