Après Greenpeace, Les Amis de la Terre renoncent au débat sur l'énergie


PARIS - Les Amis de la Terre ont annoncé jeudi, après Greenpeace, renoncer à leur tour à participer au débat national sur la transition énergétique, qui doit s'ouvrir la semaine prochaine et durer plusieurs mois, en raison notamment de la composition du comité de pilotage.

La première des raisons qui fonde notre décision est la désignation, sans aucune concertation, des membres du comité de pilotage de ce débat, écrit l'ONG dans un communiqué.

Sur les cinq personnalités désignées, deux ont été parmi les principaux promoteurs du nucléaire en France et dans le monde et en contrepartie, aucune place n'a été faite à des représentants actuels de la société civile et des alternatives énergétiques, expliquent Les Amis de la Terre.

Greenpeace, pour des raisons similaires, avait annoncé lundi sa décision de ne pas participer au débat, qui doit aborder la politique énergétique de la France pour aller vers une société moins dépendante des énergies fossiles et du nucléaire.

Le comité de pilotage, qui devra animer le débat, doit comprendre l'ex-patronne d'Areva Anne Lauvergeon, l'ex-directeur de Greenpeace Bruno Rebelle, le climatologue Jean Jouzel, la directrice de l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri) Laurence Tubiana et Pascal Colombani, ancien administrateur général (2000 à 2002) du Commissariat à l'énergie atomique.

Le débat aura lieu au sein de la Commission nationale de la transition énergétique (CNTE), sorte de parlement où seront représentés six collèges (Etat, ONG, entreprises, syndicats, élus locaux et parlementaires) et dans des conférences régionales.

D'autres ONG, France Nature Environnement et la Fondation Nicolas Hulot, ont également fait part de leur mécontentement sur la composition du comité de pilotage, qui devrait être présidé par la ministre de l'Energié Delphine Batho.

Les ONG réclament une ouverture du comité de pilotage à d'autres filières de l'énergie (renouvelables, efficacité énergétique) et que la présidence ne revienne pas forcément à la ministre.

Au-delà de ce comité, Les Amis de la Terre dénoncent le flou qui entoure l'organisation du débat et notamment la manière d'y associer les citoyens.

Ils estiment aussi qu'en six mois de mandat, le gouvernement a multiplié les signaux négatifs, dans lesquels ils rangent les décisions sur le nucléaire, la crispation incompréhensible sur Notre-Dame-des-Landes, l'éventualité d'une exploitation des gaz de schiste qui reste toujours sous-jacente.

Autant de mesures et de projets opposés à la transition énergétique, écrit l'ONG.


(©AFP / 15 novembre 2012 15h41)

    

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