Belgique: la France veut lutter contre l'exode de ses étudiants en médecine


BRUXELLES - La France entend contribuer à réduire à l'avenir l'exode de ses étudiants qui par centaines viennent en Belgique suivre des études médicales ou paramédicales car l'accès y est plus aisé, a indiqué mardi sa ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.

En France, nous avons un système d'études trop fondé sur la sélection par l'échec, typiquement dans les études médicales et paramédicales, a déclaré Valérie Pécresse dans une interview publiée par le quotidien belge La Libre Belgique.

Mais j'essaie de réformer tous les cursus qui conduisent les jeunes à l'impasse, a-t-elle ajouté. Quand on aura construit cela, je pense que le système belge sera moins attractif pour les Français.

Les autorités belges francophones se plaignent depuis des années de la proportion trop importante à leurs yeux dans leurs facultés (médecine, écoles vétérinaires, kinésithérapie,...) d'étudiants français, qui trouvent en Belgique une seconde chance après avoir échoué en France du fait du système très sélectif du numerus clausus.

Pour les Belges, cet afflux aboutit à ce que le pays forme des médecins et autre professionnels qui ensuite iront travailler ailleurs, au risque pour la Belgique d'être confrontée à une pénurie pour recruter dans les professions de soins, les étudiants nationaux se voyant barrer la route par les Français.

La communauté francophone de Belgique a essayé d'imposer un quota maximum de 30% pour les étudiants étrangers dans les facultés les plus attractives mais cette restriction a été contestée en justice pour violation du principe de libre circulation en Europe.

Pour la ministre française, la réforme en cours de l'enseignement supérieur en France devrait aider à régler le problème, notamment via la fusion pour la première année d'études médicales des filières médecine et pharmacie.

Je souhaite qu'à la fin de ce cursus on place tous les concours paramédicaux de façon à ce que tous ceux qui n'obtiennent pas les premières places (menant à médecine et dentisterie) puissent également passer en (études d')infirmière, en kinésithérapie, a-t-elle dit.

La ministre veut aussi créer des passerelles pour permettre à des étudiants de repasser le concours de médecine après plusieurs années d'études (bac + 5).


(©AFP / 31 mai 2011 10h53)

    

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