Romandie News, l'info brute en temps réel. Soyez informé avant les journalistes !
 

 
    Retour sur Romandie.com
| Email | Emploi | Immobilier | TV |
| Suivez Romandie.com sur Twitter |
 
    Texte 
|
    

De retour de Homs, un chirurgien français décrit le carnage et la cruauté


AEROPORT DE ROISSY (France) - Un chirurgien humanitaire français, de retour vendredi d'une mission de 19 jours en Syrie, a décrit à l'AFP le carnage dont il a été le témoin à Homs (centre), où il a vu des enfants presque coupés en deux par des obus.

Visage mangé par une barbe de plusieurs jours, cheveux blancs, le Pr Jacques Bérès, est arrivé en fin de journée à l'aéroport parisien de Roissy Charles-de-Gaulle, soulagé de retrouver les siens et de quitter le carnage de Homs.

Dans cette ville, assiégée depuis plus de 20 jours par les forces du régime de Bachar al-Assad, les bombardements commençaient à 06H30 : ils sont réglés ces gens-là, je ne sais pas, à 06H30 ça démarre, ça durait toute la journée.

Les rues sont complètement désertes et quand les gens sont obligés d'aller chercher de la farine pour faire du pain, ils profitent d'une porte cochère, ils se font des signes, pour voir s'ils peuvent passer sans encombres.

Cofondateur de Médecins sans Frontières (MSF), le Pr Bérès se dit marqué par les bombardements, la détresse des gens mais aussi leur courage, malgré les conditions de vie particulièrement difficiles.

J'étais triste, j'ai vu la souffrance inutile, la cruauté, la méchanceté, la souffrance des enfants, des familles, s'indigne-t-il. C'est insupportable, c'est honteux, les gens meurent et on (la communauté internationale) ne fait rien.

Le chirurgien évoque des enfants presque coupés en deux par des obus. Il se souvient particulièrement d'un jour où il y avait beaucoup de blessés et un petit garçon, parmi les morts, que son papa, blessé, essayait tout seul de soigner.

Pourtant il a vu des choses extraordinaires, des gens qui ont eu des blessures incroyables, une balle qui rentre là qui sort là, qui casse le bras, mais rien aux poumons (...), des miracles, dit le septuagénaire, accueilli à Roissy par des responsables de l'Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis (UAM 93) et de France-Syrie Démocratie.

On est faits pour ça, on est faits pour soigner les gens, on va où les autres ne vont pas, souligne-t-il. J'aimerais beaucoup y retourner, je ne sais pas si ça va être possible, surtout que la prochaine fois je vais être une cible.

La ville a subi de gros dégâts, ce n'est pas tout à fait Berlin de la seconde Guerre mondiale, ce n'est pas encore Beyrouth, mais ça va le devenir assure-t-il, en insistant sur la pénurie d'eau et d'électricité.

Il y a eu des immeubles en feu, il y a des trous, explique-t-il, décrivant avec ses mains la taille des impacts.

Selon lui, la vie quotidienne à Homs ressemble à un film de guerre, un film lourd avec du sang partout.


(©AFP / 25 février 2012 02h09)

    

Les dernières news

10:51    Saipem : contrats en Russie et en Mer du Nord pour plus d'1,1 md...
10:47    Espagne: n'a besoin d'"aucun type d'aide extérieure" pour ses banques...
10:47    Affaire DSK: enquête préliminaire pour "viol en réunion"
10:45    Ils veulent dévaliser une caisse... vide
10:42    - Le projet de centrale à gaz de Cornaux est lancé
 
 
 
NEWS LES PLUS LUES (60 MIN)
 
   
   
  A propos  |  Confidentialité  |  Conditions générales  |  Publicité  |  Nous contacter  |  Partenaire enchères : ricardo.ch | Emploi.fr Copyright 1997-2012 Virtual Network SA