Marine Le Pen est pour le nucléaire, tacle le bio et les énergies renouvelables
PARIS - Marine Le Pen estime qu'il n'y a pas d'alternative crédible au nucléaire, que les énergies renouvelables, c'est du bricolage, que le bio est une dictature, et elle n'est pas sûre que l'activité humaine soit l'origine principale du changement climatique.
Interrogée par le magazine Terra eco sur son programme environnemental, la candidate à la présidentielle assure être beaucoup plus cohérente pour la protection de la planète que les Verts.
Le modèle ultralibéral et de libre-échange qu'ils ont choisi est destructeur pour la planète, dit-elle. Pour Marine le Pen, le modèle écologique, c'est produire au plus près et retraiter sur place. Elle est favorable à une garantie de cinq ans sur les produits pour éviter la surconsommation imposée.
La candidate du Front national estime encore qu'il n'y a aucune autre alternative crédible au nucléaire et que les énergies renouvelables, pour l'instant c'est du bricolage. Je suis contre les éoliennes, c'est immonde et ça ne marche pas. Cessons cette idéologie qui consiste à dire +c'est génial+ dès qu'on parle d'une énergie renouvelable, dit-elle encore. Pour elle, ça va pour faire tourner l'électricité de la maison, mais pas pour les grandes industries.
Quan au changement climatique, elle n'est pas sûre que l'activité humaine soit l'origine principale de ce phénomène. Quand j'étais petite, mon père m'expliquait que le Sahara gagnait déjà un kilomètre par an, dit-elle. Elle balaye les travaux du Groupe d'experts intergouvemental sur l'évolution du climat (Giec), qu'elle qualifie de prêtres et évêques du changement climatique. Ceux qui disent l'inverse, comme Claude Allègre, ce sont les hérétiques.
Le bio ne trouve pas grâce à ses yeux. C'est une dictature, dit-elle, avec souvent des histoires de gros sous enrobées dans des bons sentiments.
Elle se dit par ailleurs hostile à la fiscalité écologique et à la taxe carbone, estimant que la seule façon de baisser les émissions de gaz à effet de serre, c'est de revenir à un modèle économique qui soit rationaliste et d'arrêter la course au libre-échange.
(©AFP / 21 février 2012 12h47)