Biodiversité: végétalisation ou énergies renouvelables sur les toits des futurs bâtiments commerciaux

Paris - Les toits des nouveaux bâtiments en zones commerciales devront être au moins partiellement végétalisés ou comporter des équipements de production d'énergies renouvelables, comme des panneaux photovoltaïques, en vertu d'un amendement écologique, retouché par le gouvernement, voté jeudi à l'Assemblée nationale.

Alors que les écologistes entendaient imposer ces aménagements sur l'ensemble des toitures des nouveaux bâtiments, le gouvernement a réécrit, avec leur aval, la mesure de façon moins contraignante pour les porteurs de projets commerciaux, en prévoyant l'installation des dispositifs végétalisés ou de production d'énergies renouvelables sur tout ou partie.

L'intervention sur la cinquième façade de ces bâtiments présente des avantages esthétiques par l'intégration d'espaces verts reposants mais aussi thermiques et énergétiques par une meilleure isolation du bâtiment mais aussi une production d'énergie permettant de couvrir tout ou partie de la consommation énergétique des centres commerciaux, selon l'exposé de la mesure.

C'est aussi positif pour la gestion des eaux, car les toitures végétalisées permettent d'augmenter la capacité d'absorption des eaux de pluie et donc de limiter le ruissellement et les quantités d'eau à gérer par les bassins de rétention, ou encore pour la préservation et la reconquête de la biodiversité en créant des espaces de nature en ville, selon les écologistes.

Egalement adoptée jeudi, par le biais d'un amendement du gouvernement, une incitation accrue à aménager des parkings non imperméabilisés, au motif que l'imperméabilisation des sols en milieu urbain (routes, parkings, etc) réduit notamment les fonctions écologiques des sols comme l'infiltration, la filtration et l'oxygénation.

Les parkings imperméabilisés seront comptabilisés pour le double de leur surface à compter du 1er janvier 2017, est-il prévu.

Ces mesures concrètes, parmi d'autres votées dans l'hémicycle sur la biodiversité en milieu urbain, a suscité un satisfecit de Laurence Abeille au nom du groupe écologiste.

Dans le cas de la nature en ville, on néglige trop souvent son rôle dans l'adaptation de la ville au changement climatique et dans la lutte contre les pollutions, selon cette députée du Val-de-Marne.

(©AFP / 19 mars 2015 16h11)