Bitcoin : la justice grecque autorise l'extradition vers la France d'Alexander Vinnik

Athènes - La Cour suprême grecque a donné suite mercredi à la demande de la France d'une extradition vers ce pays du Russe Alexander Vinnik, un ancien opérateur de la plateforme d'échange de monnaies cryptées BTC-e soupçonné de blanchiment d'argent, a-t-on appris de source judiciaire.

La saga judiciaire en vue de l'extradition d'Alexander Vinnik avait commencé en juillet 2017 au moment de son arrestation dans la station touristique de Halkidiki, dans le nord de la Grèce.

Emprisonné depuis son arrestation en attendant son transfèrement dans un autre Etat, la justice grecque avait dans un premier temps accepté en octobre 2017 la demande des Etats-Unis avant d'approuver également celle de la Russie un an plus tard.

Puis la France l'a réclamé, arguant qu'il avait escroqué plus de 100 personnes dans six villes françaises entre 2016 et 2018.

Compte tenu qu'il a été arrêté sous un mandat d'arrêt européen, ce qui permet une procédure plus facile à l'intérieur de l'Union européenne, la Cour suprême a finalement donné son feu vert à une extradition en France, selon une source judiciaire.

BTC-e, fondée en 2011, est devenue l'une des plus grandes plateformes d'échange de monnaies virtuelles du monde et, a affirmé la justice américaine, elle "était fortement tributaire des criminels".

En outre, selon la même source, BTC-e a eu "un rôle dans des activités d'extorsion en ligne et autres activités de cyber-criminalité".

M. Vinnik, qui a exprimé le souhait d'être plutôt extradé en Russie que dans un autre pays, serait également impliqué dans le piratage d'une autre plateforme d'échange, Mt. Gox, qui était dans les premières mondiales avant son brutal effondrement en 2014, apparemment à la suite d'un piratage.

(©AFP / 19 décembre 2018 13h14)