Accusations d'attaque chimique en Syrie: "un complot", dit l'Iran

Téhéran - Les accusations d'utilisation d'armes chimiques par l'armée syrienne contre la ville de Douma, où est retranché le dernier groupe rebelle de la Ghouta orientale, est un nouveau "complot" contre le régime de Bachar al-Assad, a affirmé dimanche l'Iran, qui soutien Damas.

Un bombardement samedi au gaz toxique imputé au régime syrien et ayant fait des dizaines de morts à Douma, a provoqué un tollé dans les pays occidentaux, le président américain Donald Trump avertissant qu'il faudrait "payer le prix fort" pour cette "attaque chimique insensée".

"De telles allégations et accusations par les Américains et certains pays occidentaux sont le signe d'un nouveau complot contre le gouvernement et le peuple syriens, et un prétexte pour une action militaire, qui va certainement compliquer davantage la situation dans ce pays et la région", selon un communiqué du ministère iranien des Affaires étrangères.

"Alors que l'armée syrienne a le dessus sur le terrain face aux terroristes armés, l'utilisation d'armes chimiques ne serait pas rationnelle de sa part", poursuit le communiqué publié sur le compte Telegram du porte-parole de la diplomatie iranienne, Bahram Ghassemi.

Il faisait référence à l'offensive lancée le 18 février par le régime syrien sur l'enclave rebelle dans la Ghouta orientale près de Damas, reconquise à 95% par les forces gouvernementales.

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe ont tous deux démenti une attaque chimique à Douma.

Les menaces à peine voilées de M. Trump interviennent juste un an après que le président américain a ordonné le lancement de 59 missiles de croisière sur une base du régime syrien, en représailles à une attaque chimique qui avait tué en avril 2017 plus de 80 civils à Khan Cheikhoun dans la province d'Idleb (nord-ouest).


(©AFP / 08 avril 2018 15h33)
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