Aevis: la clinique Sant'Anna prend position dans un cas d'erreur médicale

Zurich (awp) - La clinique luganaise Sant'Anna, membre du réseau de santé GSMN, propriété du groupe fribourgeois coté sur SIX Aevis Victoria, a pris position sur les affirmations parues dans la presse suite à la première audience du médecin tessinois qui en juillet 2014 avait amputé par erreur les deux seins d'une patiente.

Condamné par ordonnance pénale, ce dernier avait contesté la décision, sa défense argumentant notamment que "cette erreur ne peut pas être imputée à une seule personne" et estimant que la direction de la clinique devrait également être entendue.

Dans un communiqué, l'établissement privé signale "à l'attention des profanes", que l'inspection du médecin cantonal comprend une série d'entretiens avec les responsables de la clinique pour les différents services, afin d'en vérifier les procédures.

"Les personnes qui ont rencontré l'autorité de surveillance étaient de par leur fonction et compétence celles prévues par la procédure d'inspection", pouvait-on lire mercredi sur le site de la clinique. Celle-ci ajoute qu'en raison de la procédure pénale en cours, elle fournira d'éventuels éclaircissements au juge en charge du dossier et ne fera pas d'autres déclarations.

Le médecin est accusé de lésions corporelles graves par négligence et de falsification de documents. Contrairement à ses obligations, il avait omis de vérifier l'identité de la patiente et avait supposé qu'il s'agissait d'un autre cas.

Il l'avait alors amputée des deux seins alors qu'il aurait dû l'opérer pour une petite tumeur à un mamelon. De plus, il a tenté de justifier ultérieurement l'intervention dans le procès-verbal de l'opération.

Mardi soir, après l'annonce du report du procès au 20 septembre, l'avocat de la défense avait déclaré à l'ats que toutes les personnes impliquées dans cette affaire devraient maintenant être entendues, non seulement les médecins et le personnel infirmier, mais aussi la direction de la clinique.

Reconnaissant son erreur, le praticien reproche aux personnes qui savaient qu'il était en train de commettre une erreur de ne pas l'avoir arrêté. Depuis les colonnes de La Regione, il justifie en outre le fait d'avoir menti ensuite à sa patiente par la fragilité de cette dernière, préférant attendre qu'elle soit "prête à encaisser la terrible vérité".

buc/jh

(AWP / 13.06.2018 12h54)
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