Barack Obama va dévoiler un vaste plan de lutte contre Ebola

Barack Obama doit annoncer l'envoi de 3000 militaires en Afrique de l'Ouest dans le cadre d'un vaste plan de lutte contre l'épidémie de fièvre Ebola. Ce dernier prévoit notamment la construction de 17 centres de traitement.

Le plan "vise à garantir l'efficacité de la réponse d'ensemble de la communauté internationale" et à "monter en puissance afin d'inverser le cours de cette crise", a déclaré un haut responsable à la presse avant l'allocution de M. Obama.

Le plan américain prévoit la mise en place d'un centre de commandement à Monrovia, la capitale du Libéria, pour coordonner les efforts de lutte. Il impliquera 3000 militaires.

Ultime chance de salut
Habitants et dirigeants du Libéria, le pays le plus touché par l'Ebola, accueillent comme leur ultime chance de salut cet envoi de militaires US.

Le personnel médical militaire américain prévoit de former à la lutte contre Ebola quelque 500 travailleurs de santé par semaine pendant une durée d'environ six mois. Les centres de traitement seront construits au plus vite et ils compteront chacun cent lits.

Davantage de personnel
L'OMS estime que les trois pays les plus touchés, Guinée, Libéria et Sierra Leone, ont besoin de trois à quatre fois plus de personnels médicaux, soit environ 600 professionnels de la santé étrangers et au moins 10'000 locaux.

A ce jour, Cuba et la Chine ont fait savoir qu'ils enverraient du personnel médical en Sierra Leone. Cuba va déployer 165 médecins en octobre et la Chine enverra un laboratoire mobile avec 59 personnes afin d'accélérer les opérations de dépistage de la maladie. Les Chinois comptent déjà 115 personnels de santé dans ce pays, où ils financent un hôpital.

Selon le dernier pointage de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), l'épidémie a fait 2461 morts depuis mars en Afrique de l'Ouest, sur 4985 cas recensés.

Besoins accrus
"Il faut d'urgence un milliard de dollars pour éviter que l'épidémie d'Ebola se transforme en une catastrophe humanitaire majeure" ont pour leur part prévenu des responsables de l'ONU mardi à Genève. La fièvre hémorragique continue de se propager à une vitesse exponentielle en Afrique de l'Ouest.

(ats / 16.09.2014 19h15)