Bell réalise une année 2017 solide, portée par les acquisitions

(synthèse avec cours de clôture)

Zurich (awp) - Le charcutier-traiteur industriel Bell a enregistré des résultats solides en 2017, avec une progression autant au niveau des recettes que de la rentabilité. Après une série d'acquisitions, qui ont soutenu la croissance, le groupe bâlois veut continuer à développer ses activités internationales, a-t-il annoncé mardi.

Bell a non seulement profité des acquisitions effectuées l'année dernière, notamment du fabricant liechtensteinois de produits alimentaires Hilcona, mais également de la croissance en Suisse (+2,8%)- son plus important marché - ou encore à l'international, particulièrement en Allemagne (+6,9%) et en Pologne.

Le chiffre d'affaires total s'est ainsi enrobé de 5,9% à 3,6 mrd CHF, tandis que le résultat brut d'exploitation (Ebitda) a progressé de 0,9% à 280,6 mio sur l'exercice écoulé. Le bénéfice net a quant à lui pris 5,9% à 106,5 mio, a détaillé Bell dans un communiqué.

L'entreprise a dépassé les attentes des analystes à tous les niveaux, surtout pour le profit net qui était anticipé en moyenne à seulement 102,8 mio CHF.

L'année a cependant aussi été marquée par des difficultés, avec notamment la persistance du tourisme d'achat et la concurrence grandissante dans le commerce de détail, qui se sont traduits par une stagnation dans le secteur des produits de charcuterie. Belle a néanmoins réussi à renforcer ses parts de marché.

Les prix des matières premières ont quant à eux mis les marges sous pression. La marge Ebitda a ainsi reculé de 0,4 point à 7,9%.

"En France, les tarifs élevés des matières premières ont réduit à néant nos progrès opérationnels l'année dernière", a déploré le directeur général (CEO) Lorenz Wyss, lors d'une conférence de presse. Un renforcement du réseau de distribution et une amélioration de l'assortiment devraient permettre de redresser la barre dans l'Hexagone, a-t-il ajouté.

Hormis la France, Bell veut faire de l'Europe son deuxième moteur des ventes, a ajouté le patron. Avec l'acquisition de Hügli, le groupe réalise déjà 40% de ses activités hors de Suisse.

Comme annoncé mi-janvier, le dividende sera relevé d'un franc à 8 CHF par action.

EMPLETTES EN SÉRIE

La direction n'a pas émis de prévision chiffrée pour la nouvelle année, mais s'attend à ce que les prix des matières premières continuent de reculer, ce qui devrait avoir un impact positif sur les marges. Le groupe s'attend néanmoins à une "vive concurrence" dans le secteur de la vente au détail en Europe.

Bell a réalisé une série d'acquisitions en 2017 qui se sont poursuivies sur le nouvel exercice. La filiale Hilcona a ainsi racheté en janvier 2017 Frostag, spécialisée dans les pâtes et produits végétariens. En avril, le groupe a mis la main sur des sites de production de l'espagnol Nobleza Ibérica. L'entreprise a également investi environ 30 mio EUR dans un nouveau site de production en Autriche.

La société rhénane a par contre vendu en avril son réseau de commerces de détail Novak en République tchèque.

Au début de l'exercice en cours, le groupe a frappé fort en annonçant le rachat du fabricant de soupes et de sauces Hügli pour 443,8 mio CHF. Le prospectus de l'offre doit être publié le 26 février.

"Bell se trouve actuellement en 'mode investissement': hormis la grande acquisition de Hügli, le groupe va investir ces prochaines années 500 mio CHF dans ses usines", ont souligné les analystes de la Banque cantonale de Zurich (ZKB).

A la Bourse, l'action Bell a fini en baisse de 1,69% à 406,00 CHF, dans un SPI en repli de 0,76%.

al/ol/jh/buc

(AWP / 13.02.2018 17h44)
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