Bitcoin: JPMorgan "très ouverte" aux monnaies virtuelles "régulées"

New York - La banque JPMorgan Chase s'est dite jeudi "très ouverte" aux possibles usages des cryptomonnaies "proprement contrôlées et régulées", quelques semaines seulement après que son PDG Jamie Dimon a estimé que la monnaie virtuelle bitcoin était une "escroquerie".

La firme est "très ouverte aux cas d'usages potentiels des monnaies virtuelles qui sont proprement régulées", a déclaré Marianne Lake, la directrice financière, lors d'une conférence téléphonique avec des journalistes.

La dirigeante a tenu à souligner que JPMorgan était "très optimiste" sur la "blockchain", la technologie sur laquelle repose le bitcoin, car elle va "transformer l'industrie des services financiers". C'est ce qui explique, selon elle, que JPMorgan "y investit beaucoup d'argent".

Jamie Dimon, présent également, a refusé de répondre aux questions liées au bitcoin, qu'il avait qualifié le 12 septembre d'"escroquerie" en en prédisant l'implosion.

Il était allé jusqu'à menacer de licencier les traders de son établissement qui spéculeraient sur le bitcoin. "Je les licencierais à la seconde. Pour deux raisons: c'est contre les règles et ils sont stupides et les deux sont dangereux", avait-il prévenu.

JPMorgan exécute toutefois des ordres d'achats et de ventes liés au bitcoin passés par ses clients.

Le bitcoin, considéré comme une monnaie utilisée pour des activités illicites, a dépassé jeudi le seuil des 5.000 dollars pour un bitcoin, du jamais-vu depuis son apparition en février 2009.

Mais le sujet des cryptomonnaies divisent Wall Street.

Goldman Sachs envisage de spéculer dessus pour le compte de ses clients comme elle le fait sur tout autre actif financier, avait indiqué à l'AFP début octobre une source proche du dossier. La prestigieuse banque d'affaires pourrait constituer une équipe de traders spécifiquement dédiée au bitcoin.

Jeudi, John Gerspach, le directeur financier de Citigroup, a déclaré, lors d'une conférence téléphonique avec les médias, que l'établissement avait une équipe basée à Dublin, en Irlande, qui "planche sur les usages commerciaux des monnaies virtuelles et de la +blockchain+".

Pour James Gorman, le PDG de Morgan Stanley, le bitcoin est "bien évidemment très spéculatif mais pas foncièrement mauvais".

La "blockchain", qui utilise des blocs de transaction codés et authentifiés s'ajoutant les uns aux autres, intéresse beaucoup les grandes banques parce qu'elle pourrait leur permettre de réaliser d'importantes économies et simplifier les transactions financières.

lo/jld/gib

J.P. MORGAN CHASE & CO

GOLDMAN SACHS GROUP

MORGAN STANLEY

CITIGROUP


(©AFP / 12 octobre 2017 17h18)
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