Bombardier supprime 1.750 emplois pour ses avions d'affaires

Montréal - Bombardier a annoncé jeudi la suppression de 1.750 emplois dans sa division avions d'affaires, une nouvelle vague de licenciements dans la division aéronautique du groupe canadien en proie à des difficultés depuis plusieurs mois.

Cette restructuration est mise au compte de la baisse des commandes pour les avions d'affaires de la gamme Global (5000 et 6000) nécessitant une réduction des cadences de production.

Nous prenons des mesures pour adapter notre cadence de production au ralentissement récemment constaté dans certains marchés internationaux, a indiqué Éric Martel, directeur de la division Bombardier Avions d'affaires.

C'est la situation économique actuelle et les enjeux géopolitiques de certains marchés, dont l'Amérique latine, la Chine et la Russie qui a provoqué la baisse des achats d'avions d'affaires, selon Bombardier.

Le groupe a prévu la suppression d'environ un millier d'emplois dans la région de Montréal, 480 à Toronto et 280 à Belfast (Irlande), tous ces départs seront opérés entre juin et le tout début de l'année 2016.

Le groupe Bombardier avait essuyé une perte de 1,2 milliard de dollars l'an dernier en raison des retards sur son programme d'avions CSeries, des plans de restructuration et de l'arrêt du programme d'avions d'affaires Learjet 85.

Ces retards pour le programme CSeries, un tout nouvel avion dont les premières livraisons devraient intervenir en toute fin d'année, ont déjà nécessité la suppression de 1.700 emplois annoncés en décembre 2013 pour la branche aéronautique. Le coût du programme a dérapé de deux milliards de dollars et se chiffre maintenant à 5,4 milliards.

Après les déboires du CSeries --un mono couloir venant concurrencer les plus petits modules de Boeing ou Airbus--, Bombardier avait ensuite licencié 1.800 personnes dans le cadre d'une réorganisation de toutes ses activités aéronautiques l'été dernier.

Tout début 2015, Bombardier avait accusé aussi une baisse des commandes de ses avions Learjet 85 pour expliquer la suppression d'un millier de postes principalement sur les sites de production de Querétaro au Mexique, et de Wichita aux États-Unis.

Pour assainir sa situation financière, Bombardier a décidé la semaine dernière de céder sur le marché boursier une participation minoritaire de sa division de matériels ferroviaires, Bombardier Transport, avant la fin de l'année.

mbr/vog

BOMBARDIER

(©AFP / 14 mai 2015 14h31)
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