Climat/Rapport Giec: les ONG appellent à l'abandon des énergies fossiles

Paris - Plusieurs grandes ONG ont insisté dimanche, après la publication du rapport du Giec sur le climat, sur la nécessité pour les gouvernements d'agir rapidement et d'abandonner progressivement les énergies fossiles.

Le rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) dit que notre addiction aux énergies fossiles est la source de pollution de loin la plus importante du réchauffement, a commenté dans un communiqué Samantha Smith, responsable Energie et Climat au Fonds mondial pour la nature (WWF).

Une action rapide et décisive pour se détourner des combustibles fossiles en particulier peut maintenir la hausse de la température globale sous 2°C, a ajouté la porte-parole.

Pour Martin Kaiser, responsable des questions climatiques à Greenpeace International, les gouvernements doivent abandonner dès maintenant et progressivement le charbon et le pétrole ou ils finiront par le faire plus tard mais ce sera plus couteux.

Les énergies renouvelables et une utilisation efficace de l'énergie sont les manières les plus rapides et les plus propres de réduire les émissions de gaz à effet de serre, a ajouté le militant écologiste.

Les solutions existent, il faut réduire la consommation, mettre fin aux énergies fossiles, à la déforestation, repenser nos systèmes agricoles, promouvoir des systèmes énergétiques décentralisés, aux mains des citoyens, basés sur les énergies renouvelables, a commenté Florent Compain, président des Amis de la Terre France.

Les Amis de la Terre estiment toutefois que toutes les solutions pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas bonnes.

On ne peut pas jouer aux apprentis-sorciers en recourant à des subterfuges comme la capture et le stockage de carbone, le nucléaire, la géo-ingénierie, les agrocarburants ou la compensation et les marchés du carbone, estime Florent Compain.

L'ONG Care a mis en avant les risques que représentent le changement climatique pour la sécurité alimentaire, en particulier pour les plus vulnérables. Agir contre le changement climatique et aider les populations les plus vulnérables à s'adapter est un devoir moral pour les pays développés, affirme l'ONG dans un communiqué.

La communauté internationale s'est fixée comme objectif de limiter la hausse des températures à 2°C et doit sceller fin 2015 à Paris un accord international pour y parvenir.

(©AFP / 02 novembre 2014 16h16)