Conférence de Paris: l'Irak regrette l'absence de l'Iran

Paris - L'Irak regrette l'absence de l'Iran à la conférence internationale de Paris sur la lutte contre les jihadistes de l'Etat Islamique (EI), a déclaré lundi le ministre irakien des Affaires étrangères, Ibrahim al-Jaafari.

Nous avons insisté pour que l'Iran soit présent, cependant ce n'est pas nous qui prenions la décision. Nous regrettons l'absence de l'Iran à cette conférence, a-t-il dit à la presse.

Tous les pays sont concernés par le problème de Daesh (acronyme arabe de l'EI) et l'Iran est un pays voisin qui nous a apporté son appui à plusieurs reprises, a-t-il précisé.

L'Iran, grand absent de la conférence de Paris, juge illégitime une coalition internationale dont l'objectif réel reste selon lui de renverser le régime syrien.

Le camp occidental était partagé sur la présence de l'Iran à la conférence, alors que plusieurs pays sunnites voyaient aussi la participation de l'Iran d'un mauvais oeil.

Un peu plus tôt, le département d'Etat américain avait déclaré que les Etats-Unis ne se coordonneraient pas militairement avec l'Iran pour lutter contre l'EI, mais restaient ouverts à la poursuite d'une discussion diplomatique sur le sujet.

Le ministre britannique des Affaires étrangères Philip Hammond a lui estimé: Il a toujours été improbable que l'Iran devienne un membre à part entière de la coalition mais je crois que l'on peut continuer à espérer que l'Iran soutienne les grandes lignes de notre projet, et on peut s'attendre à ce que l'Iran se montre coopératif en ce qui concerne les plans de la coalition.

Le ministre irakien n'a pas voulu entrer dans les détails des discussions de la conférence, commentant: Nous n'avons pas abordé de détails ce matin. Les différentes parties ont toutes eu des réactions tout à fait positives par rapport à la situation actuelle et l'appui qu'elles vont donner à l'Irak.

Le ministre a fait de la reprise de Mossoul un objectif essentiel pour l'Irak. Grâce aux opérations armées que nous allons mener je pense qu'il ne sera pas très difficile d'y arriver. L'aboutissement ne sera pas prévu pour tout de suite mais à moyen terme je pense que nous allons réussir a libérer Mossoul, a-t-il dit.

A l'issue d'une réunion de trois heures lundi matin au ministère des Affaires étrangères à Paris, les participants (27 pays arabes et occidentaux, trois organisations internationales) ont répété que Daesh était une menace non seulement pour l'Irak mais aussi pour toute la communauté internationale.

(©AFP / 15 septembre 2014 18h29)