Conférence environnementale: des ONG boycottent la table ronde sur les transports

Paris - L'ONG Réseau action climat a annoncé mercredi sa décision de boycotter la table ronde de la conférence environnementale consacrée aux transports, rejoignant d'autres ONG, en raison de l'abandon de l'écotaxe.

Le Réseau action climat a annoncé son intention de rejoindre le mouvement de boycott de France Nature Environnement, des Amis de la Terre et de la Ligue pour la protection des oiseaux.

Dans une lettre adressée au président de la République, le Réseau action climat rappelle les cinq mesures prioritaires sur lesquelles il attend un engagement de sa part dans son discours d'ouverture jeudi de la conférence, qui réunira pendant deux jours ministres, ONG, patronat, syndicats et élus.

Le Réseau réclame notamment la mise en place d'une fiscalité écologique ambitieuse, la fin des soutiens financiers de la France aux projets charbon dans les pays en développement et une réforme du secteur des transports resté, selon lui, le parent pauvre de la politique climat du gouvernement.

Pour le Réseau action climat, les multiples revirements du gouvernement, notamment son recul inadmissible sur l'écotaxe poids lourds, affectent sérieusement la crédibilité de la France en tant que future hôte de la conférence internationale sur le climat fin 2015.

La conférence environnementale doit être un moment d'engagements et l'occasion pour le gouvernement de combler ce déficit de crédibilité, souligne l'organisation.

Quatre autres organisations, Ecologie sans frontière et Respire, spécialisées dans la pollution de l'air, Générations futures (pesticides et produits chimiques) et Robin des toits (ondes électromagnétiques) dénoncent de leur côté le flou complet qui entoure la table ronde Environnement-Santé.

Dans un communiqué, ces ONG membres du Rassemblement pour la planète, qui n'a pas été invité à participer à la conférence, se demandent si l'environnement et la santé sont un réel sujet pour le gouvernement.

On ne peut plus se contenter de mots, à un moment donné, il faut des actes, a déclaré un des porte-parole du Rassemblement pour la planète, Nadir Saïfi, vice-président d'Ecologie sans frontière.

Selon lui, le gouvernement n'est pas crédible, notamment à cause de la suspension de l'écotaxe. Il dénonce aussi la timidité de l'action gouvernementale en matière de fiscalité écologique, notamment pour favoriser le remplacement des vieux véhicules diesel par des véhicules propres.

(©AFP / 26 novembre 2014 19h39)