Eolien en mer: face aux lenteurs françaises, le PDG d'EDF prône la simplification

Paris - Le PDG de l'électricien public EDF, Jean-Bernard Lévy, a regretté mardi la lenteur du développement des projets éoliens en mer en France, plaidant pour de "gros efforts" de simplification.

"Chacun voit bien que ça patine", a déclaré M. Lévy au sujet du développement de l'industrie éolienne offshore, lors du colloque annuel du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

"On va terminer le quinquennat actuel avec encore des difficultés en +permitting+ (autorisations, NDLR), de recours. (...) Malgré tous nos efforts, la France est un pays où ça prend beaucoup, beaucoup plus de temps que chez la plupart de nos voisins", a-t-il déploré.

"Il y a de gros efforts de simplifications à faire", a ajouté le dirigeant.

En novembre, le groupe EDF avait indiqué qu'il ne pourrait pas mettre en service avant 2021 ou 2022 trois parcs éoliens qu'il développe au large des côtes françaises, en retard par rapport à la date de 2020 initialement prévue du fait de recours déposés par des opposants à l'énergie éolienne et des écologistes.

Les projets concernés sont celui d'une puissance de 498 MW au large de Fécamp (Seine-Maritime), un second de 480 MW au large de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) et un troisième de 450 MW dans la Manche au niveau de Courseulles-sur-Mer (Calvados).

Ils avaient été attribués en 2012 à EDF lors d'un appel d'offres national.

Le parc éolien en mer développé par le groupe concurrent Engie au large de la Vendée a également été ralenti par des recours, rejetés par la justice fin 2016.

mpa/mhc/pan/boc

EDF - ELECTRICITE DE FRANCE

ENGIE

(©AFP / 31 janvier 2017 13h06)