France: un crime commis il y a 20 ans en voie d'être élucidé

Un père de famille français, confondu grâce à l'ADN, a admis avoir commis un assassinat en France il y a près de vingt ans, a annoncé vendredi le procureur de Chalon-sur-Saône. Sa victime, une femme de 20 ans, avait été retrouvée morte en 1996 à Blanzy, son corps lardé de 123 coups de couteau.

A l'époque, son meurtre avait été lié à d'autres crimes sous l'appellation de "l'affaire des disparues de l'A6". Huit jeunes femmes au total avaient été tuées entre 1986 et 1999 dans une région au nord de Lyon, traversée par l'autoroute A6 qui va de Paris au sud de la France.

Agé de 56 ans et père de deux enfants, l'homme a "reconnu le meurtre au cours de sa garde à vue" après l'avoir nié dans un premier temps, a dit le procureur. Le meurtrier a pu être identifié parce qu'il était inscrit dans le fichier national des empreintes génétiques. Son profil y figurait depuis 2004, date à laquelle il avait été interpellé pour une agression sexuelle avec un couteau.

L'accusé a été arrêté par la police dans les Landes (sud-ouest), où il résidait et menait une vie normale, selon le procureur. Il a été écroué jeudi.

Nouvelles techniques
Sa victime, une étudiante dans un lycée agricole, rentrait à pied d'une soirée le soir du 26 décembre 1996. Son corps avait été retrouvé le lendemain à la sortie de Blanzy.

Evoquant les multiples meurtres de l'affaire des "disparues de l'A6", le procureur a souligné que "les faits n'ont jamais été prescrits" et que "les investigations n'ont jamais cessé".

Et c'est grâce "à l'évolution des techniques d'identification par l'ADN" que "de nouvelles expertises ont été lancées en 2014" sur la base de "l'intégralité des scellés", a-t-il ajouté.

L'ADN, molécule portant le code génétique unique de chacun, a permis depuis la fin des années 1980 de résoudre des affaires criminelles, parfois très longtemps après les faits.

(ats / 13.09.2014 05h58)