Fumer moins, grâce au snus - L'étude de Lausanne manque de fiabilité

  • Swedish Match s'étonne des conclusions très larges tirées par les chercheurs du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) à partir d'une seule étude conduite auprès de 5000 recrues : la consommation de snus inciterait les jeunes adultes à fumer. De nombreux médias s'en sont faits l'écho.
  • D'un point de vue scientifique, ces conclusions ne sont pas valides. En effet, l'étude n'a pas établi quelle aurait été la prévalence du tabagisme si des alternatives non fumées aux cigarettes n'avaient pas été disponibles. Les conclusions basées sur des données d'observation limitées (p. ex. courte durée d'observation, uniquement recrues âgées de 20 ans), sans références adéquates et sans contrôle des facteurs de confusion, débouchent en général sur des résultats erronés.
  • Des enquêtes de grande envergure réalisées en Suède et en Norvège montrent au contraire que l'usage du snus contribue à réduire le taux de tabagisme à tous les âges. Le snus est l'aide au sevrage tabagique la plus fréquemment mentionnée dans ces deux pays et bénéficie d'un taux de succès plus élevé que les substituts nicotiniques.
Zurich, le 11 octobre 2017 - La Suède et la Norvège, où le snus est disponible depuis des décennies dans le commerce, présentent les taux de fumeurs les plus faibles d'Europe, comme le montrent des chiffres récemment publiés (1). L'hypothèse selon laquelle la disponibilité du snus entraînerait une augmentation du tabagisme, en ouvrant en quelque sorte la voie à la consommation de cigarettes chez les jeunes, a été clairement réfutée. C'est l'inverse qui se produit. Un rapport publié en 2008 par la Commission européenne a confirmé ces constatations (2).

Par rapport à la Suède, l'évolution de la prévalence du tabagisme est extrêmement défavorable en Suisse (4). D'après les statistiques de l'OMS, les risques de mortalité liée au tabagisme en Suède sont de loin les plus faibles d'Europe (5). Le ministère suédois de la Santé a donc conclu que la disponibilité du snus en tant qu'alternative aux cigarettes a eu un effet positif sur la santé publique (6), ce qui est confirmé par un rapport de la Commission européenne. Ces conclusions s'appuient non seulement sur les données relatives à la santé publique, mais aussi sur une vaste documentation épidémiologique dont il ressort que le snus ne peut être associé à des maladies représentant plus de 90-95% de la surmortalité qui affecte les fumeurs. Parmi ces maladies figurent les cancers à l'origine de décès prématurés (surtout le cancer du poumon), les maladies cardiovasculaires et les bronchopneumopathies chroniques obstructives (BPCO).

Ce serait rendre un très mauvais service à la santé publique en Suisse que d'écarter des résultats scientifiques acquis sur plusieurs décennies et documentés dans des centaines d'articles scientifiques, simplement sur la foi d'une petite étude ne permettant pas, de par sa conception, de tirer des conclusions significatives. Et ce notamment au vu des importants défis sanitaires auxquels se trouve confrontée la Suisse, où 50% des fumeurs décèdent prématurément. Le tabagisme est la première cause de décès évitable par cancer.

1) Dernières données d'Euromonitor
2) Rapport SCENHIR 2008
3) Gmel et al.
4) Données de l'OMS sur la mortalité par cancer
5) Ramström & Wikmans rendant compte de données de l'OMS
6) Rapport de santé publique Sociualstyrelsen 2005, 2006

Renseignements

Johan Wredberg

Communication

Swedish Match

Johan.Wredberg@swedishmatch.com

+46-8-6580360

Pr Lars-Erik Rutqvist

Responsables des Affaires scientifiques

Swedish Match

Lars-Erik.Rutqvist@swedishmatch.com



Déclaration de Swedish Match (pdf)



(newsbox.ch - tensid.ch / 12.10.2017 13h38)

News les plus lues