Genève se prépare à un mercredi chaotique avec la grève des TPG

Mercredi pourrait être un jour noir pour la circulation à Genève, en raison de la grève d'une partie du personnel des Transports publics genevois (TPG). La direction de l'entreprise a indiqué faire son possible pour assurer un service minimum, mais elle s'attend à de grosses perturbations.

La grève, entamée à 03h00, se terminera jeudi à la même heure. Le soutien du mouvement chez les employés demeure la grande inconnue de l'équation. L'appel à la cessation de travail a été lancé par le Syndicat du personnel des transports (SEV). Les deux autres syndicats ne cautionnent pas l'action.

Les TPG vont faire en sorte de mettre en place, à partir de 07h00, un service minimum qui correspond à un tiers du service assuré par la régie aux heures de pointe, a précisé la porte-parole de l'entreprise. Les TPG ne sont toutefois pas à l'abri d'un blocage des départs des véhicules par les grévistes.

Suppressions de postes contestées
Selon le contrat de prestations passé entre les TPG et le canton de Genève, l'entreprise est tenue d'assurer un service minimum. Les lignes opérées par des sous-traitants des TPG, qui se situent pour la plupart en périphérie, devraient fonctionner normalement. La régie a déjà été confrontée à des grèves en 2002 et en 1992.

Cette fois, le SEV a appelé à la grève pour protester contre la suppression de plus de 100 emplois au sein des TPG. Cette mesure découle de l'acceptation par les Genevois d'une initiative pour la baisse des tarifs des transports publics, qui entraînera un manque à gagner de 14 millions de francs pour la régie publique.

(ats / 19.11.2014 04h28)