Grèce: coups de feu contre les locaux du Pasok, pas de victime

Athènes - Des inconnus ont tiré des coups de feu contre les locaux athéniens du parti socialiste grec (Pasok), membre de la coalition au pouvoir, mais sans faire de victimes, a-t-on appris dimanche de source policière.

Des employés du parti ont découvert dimanche deux trous de projectiles au deuxième et troisième étages sur la façade arrière du bâtiment, selon la même source.

La police antiterroriste, aussitôt dépêchée sur place, a découvert une douille de Kalachnikov de 7,62 mm dans un espace ouvert près de la façade arrière du bâtiment.

Les autorités n'étaient pas en mesure d'indiquer le moment exact de l'incident, mais selon les premières constatations de la police il a eu lieu dimanche matin vers 07H00 GMT.

Ce n'est pas la première fois que le siège du Pasok est pris pour cible. En 1992 un attentat à la roquette avait visé la façade du bâtiment et tué un policier tandis qu'un autre avait été blessé.

L'attentat avait alors été revendiqué par l'organisation d'extrême gauche 17-Novembre, dont les chefs et la plupart des membres ont été arrêtés dans les années 2000 et condamnés à la prison à vie.

Le 17-Novembre avait revendiqué une vingtaine d'assassinats de personnalités et de nombreux attentats à la bombe ou la roquette entre 1975 et 2000.

L'un de ses membres, Christodoulos Xiros, 56 ans, est cependant recherché par la police depuis janvier après avoir disparu lors d'une permission.

Après sa fuite sur une vidéo postée sur internet, il avait indiqué qu'il allait faire tonner de nouveau son arme de rebelle contre tous ceux qui nous ont volé notre vie et ont vendu nos rêves.

Selon la police, il est soupçonné d'être impliqué dans une tentative récente d'attentat au colis piégé contre un commissariat du centre du pays.

La Grèce est l'un des 21 pays de l'Union européenne à voter dimanche pour l'élection des députés au Parlement européen, après sept autres depuis jeudi. Ce scrutin coïncide avec le deuxième tour des élections locales et régionales à travers le pays.

Le Pasok participe depuis deux ans à la coalition gouvernementale menée par le Premier ministre conservateur Antonis Samaras.

Selon les sondages, ce parti créé en 1974, et autrefois triomphant, devrait enregistrer l'un des plus bas scores de son histoire, car il est tenu responsable par de nombreux Grecs pour la politique de rigueur imposée depuis quatre ans au pays, frappé par la crise de la dette.

(©AFP / 25 mai 2014 14h37)