Grèce: intensification des discussions pour sortir de l'impasse, promet la zone euro

Bruxelles - Les discussions entre la Grèce et ses créanciers vont s'intensifier ces prochains jours pour parvenir à un accord sur l'avancement du plan d'aide, a déclaré lundi le chef de l'Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem.

"Nous nous sommes entendus sur le fait que les discussions entre les autorités grecques et les institutions (représentant les créanciers d'Athènes, ndlr) vont s'intensifier ici à Bruxelles ces prochains jours, pour se concentrer sur les points clés, que j'espère limités", a dit M. Dijsselbloem, à l'issue d'une réunion des 19 ministres des Finances de la zone euro à Bruxelles.

"Beaucoup de travail a été fait et des progrès ont été accomplis mais il y a encore des problèmes à résoudre", a concédé le ministre néerlandais des Finances, lors d'une conférence de presse.

Son homologue grec Euclide Tsakalotos a de son côté déclaré qu'il resterait à Bruxelles avec sa ministre du Travail, Efi Ahtsioglou, pour travailler sur les dossiers en suspens.

"Notre objectif est de rester ici et de parvenir à des progrès substantiels afin de laisser le moins possible de questions en suspens et si possible aucunes", a dit M. Tsakalotos, lors d'un point presse avec des journalistes grecs à l'issue de la rencontre avec ses pairs de la zone euro.

Ces progrès, s'ils sont réalisés, permettraient aux créanciers de retourner à Athènes et "de boucler un paquet de mesures avant la prochaine rencontre des ministres des Finances de la zone euro prévu pour le 7 avril", à Malte, a-t-il ajouté.

A Athènes, le bureau du Premier ministre de gauche Alexis Tsipras a publié dans la soirée un communiqué dans lequel il assure que "le gouvernement grec est déterminé à accélérer les négociations tenues au plus haut niveau à Bruxelles, en vue d'un accord complet".

Athènes a le "fort désir politique" de parvenir à un tel accord, insiste le communiqué.

Après des mois de blocage dus aux divergences entre le FMI et la zone euro sur les recettes pour sortir de la crise, les négociations entre Athènes et le quartet représentant ses créanciers avaient repris dans la capitale grecque le 28 février. Mais le 9 mars, les négociations s'étaient conclus sans accord en dépit de "progrès".

Des blocages persistent notamment sur les réformes du marché du travail, des retraites et des privatisations, réclamés à la Grèce par les créanciers.


(©AFP / 20 mars 2017 21h19)

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