IBM ouvre ses ordinateurs quantiques à l'université de Montpellier

Paris - Le constructeur informatique IBM et l'université de Montpellier vont collaborer pour faire de la recherche et développement en calcul quantique, ont-ils annoncé jeudi.

L'université de Montpellier va être la première institution française à être intégrée dans le réseau mondial de recherche quantique d'IBM, le "IBM Q Networks".

Ses chercheurs auront accès notamment aux ordinateurs quantiques et aux ressources humaines des centres de recherche d'IBM de Zurich et Yorktown aux Etats-Unis.

A Montpellier même, trois employés du site IBM local se consacreront à ce partenariat, ainsi que deux stagiaires et, dans l'avenir, des thésards, a indiqué à l'AFP Nicolas Sekkaki, le directeur général d'IBM France.

L'objectif d'IBM est "d'ouvrir l'accès" de ses ordinateurs quantiques aux chercheurs pour permettre le développement des applications de ces nouvelles machines, a-t-il expliqué. Les ordinateurs quantiques vont révolutionner l'informatique avec des puissances de calcul démultipliées pour certains types d'application.

"Ils pourront faire en quelques millisecondes des opérations qui pourraient nécessiter des milliers d'années" à un ordinateur classique, a rappelé Nicolas Sekkaki.

Mais ces machines qui ont besoin du zéro absolu (-273 degrés Celsius) pour fonctionner sont encore loin d'être au stade de la commercialisation.

La plupart des experts s'attendent à voir d'ici cinq ans des ordinateurs quantiques commencer à tenir leurs promesses d'accélération phénoménale des calculs, mais sur des applications très spécifiques comme la chimie, la finance ou l'industrie pétrolière.

"Tout est encore à inventer", a indiqué Nicolas Sekkaki, en indiquant que IBM France espérait faire prochainement des annonces de partenariat avec des industriels pour développer la recherche sur des applications spécifiques.

lby/cgu/mja

IBM

(©AFP / 06 décembre 2018 16h50)
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