Intrusions dans les centrales nucléaires: des précédents

Paris - Des intrusions de militants anti-nucléaires dans des installations françaises, comme celle de jeudi sur le site de la centrale de Cattenom (Moselle), se répètent depuis 30 ans pour dénoncer des défaillances de sécurité.

Elles se sont multipliées entre 2007 et 2014, avant que le Parlement n'alourdisse en 2015 les sanctions pénales pour ce délit.

- 2014: Fessenheim et Gravelines -

Le 18 mars, des dizaines de militants de Greenpeace font une spectaculaire intrusion dans l'enceinte de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) pour dénoncer le manque de sécurité de la plus vieille centrale nucléaire de France. 55 militants sont condamnés à 2 mois de prison avec sursis.

Le 5 mars, dix-huit militants de Greenpeace franchissent le premier grillage de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) avant d'être arrêtés. Dix-sept écopent de 4 mois de prison avec sursis.

- 2013: Tricastin -

Le 15 juillet, vingt-neuf militants de Greenpeace s'introduisent dans l'enceinte de la centrale du Tricastin (Drôme) pour dénoncer des failles dans la sécurité. Ils sont condamnés à 3 mois de prison avec sursis.

- 2012: Bugey -

Le 2 mai, deux militants de Greenpeace atterrissent en paramoteur sur le site de la centrale nucléaire du Bugey (Ain). L'un d'eux, Allemand, est condamné à six mois de prison avec sursis.

Le même jour, Hervé Couasnon, qui se dit "poète-escaladeur", est interpellé une heure après avoir pénétré dans l'enceinte de la centrale de Civaux (Vienne) dans un camion de livraison. L'affaire est classée en raison de ses antécédents psychiatriques.

- 2011: Nogent-sur-Seine et Cruas -

Le 5 décembre, des militants de Greenpeace s'introduisent sur le site de la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube). Neuf sont condamnés en appel à six mois de prison avec sursis.

Deux autres militants entrent dans la centrale de Cruas (Ardèche) et s'y cachent durant près de 14 heures. Ils sont condamnés en appel à quatre mois de prison avec sursis.

- 2007: Dampierre-en-Burly et Belleville-sur-Loire -

Le 19 octobre, huit membres de Greenpeace de plusieurs nationalités montent sur une tour de refroidissement de la centrale de Dampierre-en-Burly (Loiret) pour dénoncer le projet de réacteur européen à eau sous pression (EPR).

Le 27 mars, douze militants de Greenpeace occupent toute une journée une tour de refroidissement de la centrale de Belleville-sur-Loire (Cher) pour protester contre l'EPR. Onze sont condamnés à 15 jours de prison avec sursis.

- 2003: Penly -

Le 4 décembre: 45 militants européens de Greenpeace pénètrent quatre heures dans la centrale de Penly (Seine-Maritime) pour dénoncer le projet EPR.

- 1996: Golfech -

Le 8 mai, trois militants de l'association "Stop Golfech" escaladent une tour de refroidissement de la centrale de Golfech (Tarn-et-Garonne) et y restent trois jours. Ils sont condamnés en appel à une amende de 10.000 FF (environ 1.500 euros).

- 1986: Cattenom -

Le 10 octobre, neuf anti-nucléaires français, allemands et anglais de l'association "Robin des bois" escaladent une tour de refroidissement de la centrale de Cattenom (Moselle) accrochent des banderoles et passent la journée sur le site. Ils négocient leur départ libres et sans poursuites judiciaires.

jba-doc/ber/spi

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(©AFP / 12 octobre 2017 13h22)
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