Kazakhstan/commissions présumées: Areva dément être visé par l'enquête

Paris - Le groupe nucléaire public Areva a dit jeudi ne pas être visé par l'enquête ouverte à Paris sur des commissions présumées en marge d'un ou plusieurs contrats d'entreprises françaises avec le Kazakhstan en 2010, dont la vente d'appareils d'Airbus Helicopters.

Des rumeurs relayées par des médias associent le groupe Areva à une enquête qui serait en cours et concernerait notamment différentes personnes au Kazakhstan, où le groupe opère dans le cadre de ses activités minières, a-t-il indiqué dans une réaction écrite à l'AFP.

Areva dément formellement tout lien entre notre groupe et cette enquête, a-t-il ajouté. Ses locaux n'ont pas été perquisitionnés, selon lui.

Des juges financiers français enquêtent depuis mars 2013 sur des commissions présumées en marge de contrats avec le Kazakhstan, conclus en 2010 sous le quinquennat du président Nicolas Sarkozy (2007-2012). Une information judiciaire a été ouverte pour blanchiment en bande organisée, corruption active d'agents publics étrangers et complicité et recel de ces infractions.

Une perquisition a eu lieu le 8 septembre dans les locaux d'Airbus Helicopters, a reconnu le fabricant d'hélicoptères jeudi.

Areva est présent au Kazakhstan via sa coentreprise Katco, détenue à 51% aux côtés de Kazatomprom (49%). L'entreprise, qui compte parmi les plus grands producteurs d'uranium au monde, explore et exploite des gisements de ce minerai dans le sud du pays.

mpa/fpo/gib

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AIRBUS GROUP

(©AFP / 09 octobre 2014 19h10)
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