L'Assemblée approuve largement le projet de budget 2018 en première lecture

L'Assemblée nationale lors d'un débat le 25 octobre 2017 / © AFP/Archives / Thomas SAMSON
L'Assemblée nationale a approuvé mardi à une large majorité en première lecture l'ensemble du projet de budget 2018, recettes et dépenses, qui traduit plusieurs promesses d'Emmanuel Macron et vise à revenir dans les clous européens des 3% de déficit public.

356 députés ont voté pour, 175 contre et 27 se sont abstenus sur ce texte porteur de plusieurs mesures emblématiques, comme la transformation de l'ISF en impôt sur la seule fortune immobilière (IFI) ou la fin, progressive, de la taxe d'habitation pour 80% des ménages.

Les élus LREM et MoDem ont voté unanimement pour, socialistes, communistes et Insoumis unanimement contre, comme les LR à une abstention près. Chez les Constructifs LR-UDI, 23 se sont abstenus et onze ont voté pour. Parmi les non-inscrits, les huit élus FN et les trois nationalistes corses ont voté contre, les trois élus issus du PRG se sont abstenus.

A titre de comparaison, le premier budget du quinquennat de François Hollande avait été approuvé par 317 voix contre 217, avec 14 abstentions.

"Nous tenons nos promesses et nous faisons ce que nous avons dit", a vanté la chef de file des députés LREM de la commission des Finances, Amélie de Montchalin, saluant une "première étape majeure du quinquennat".

Pour le MoDem, Jean-Noël Barrot a salué un budget "qui permet à la France de sortir enfin de la procédure de déficit excessif" et qui "soutient le pouvoir d’achat des actifs".

A droite, la LR Véronique Louwagie a dénoncé "des choix au détriment du monde rural, des périphéries, des villes moyennes", alors que l'UDI Philippe Vigier, membre des Constructifs qui s'est abstenu, a pointé "un arrière-goût d'inachevé".

La gauche a persisté dans son réquisitoire. "Pas de soutien à la croissance, pas d'investissement, pas de réduction des inégalités", a déploré la socialiste Valérie Rabault.

Pour Eric Coquerel (LFI), "la suppression de 250.000 contrats aidés est le plus grand plan de licenciement de l'histoire de la Vème République".

"Jamais un gouvernement n'a donné autant de cadeaux aux plus riches", a renchéri le communiste Fabien Roussel.



(©AFP / 21 novembre 2017 17h48)
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