L'IRSN termine un tour de France des balises surveillant la radioactivité

Lyon - L'IRSN, organisme public chargé de l'expertise sur les risques nucléaires, bouclait lundi à Valence un tour de France des installations de balises chargées de mesurer la radioactivité autour des centrales et sites nucléaires.

Dans la vallée du Rhône, bordé par de très nombreuses installations, 44 nouvelles balises ont été implantées depuis le début de l'année, et 70 à 90 autres le seront encore dans les mois qui viennent, selon l'IRSN, qui organisait en soirée une rencontre d'information.

L'objectif étant d'atteindre, sur tout le territoire, un parc d'environ 400 balises, l'IRSN ayant décidé en 2010 de renouveler ces outils et d'étendre la couverture de surveillance. Installées depuis 1991, les 170 balises initiales n'avaient jamais été changées en France.

Ces balises qui ressemblent à de gros tubes gris, avec à l'intérieur l'équivalent d'un compteur Geiger, sont des capteurs de radioactivité sensibles aux rayons gamma, ils donnent la température nucléaire de la France, a expliqué à l'AFP Christophe Debayle, chef du laboratoire de surveillance atmosphérique et d'alerte à l'IRSN.

Leur rôle est de détecter une élévation anormale de la radioactivité d'origine artificielle, la radioactivité naturelle normale pouvant différer d'un site géographique à l'autre, a-t-il précisé. Selon l'IRSN, aucune élévation inquiétante n'a été recensée pour l'instant.

Ces balises sont installées dans un rayon de 10 à 30 km autour des centrales nucléaires et font des mesures toutes les dix minutes, a ajouté Christophe Debayle.

Elles complètent ainsi celles d'EDF, l'exploitant des centrales, qui sont elles installées dans un rayon restreint de 0 à 10 km des centrales. En ajoutant celles de l'IRSN, la France sera quadrillée en 2015 par un millier de balises en tout.

Par ailleurs, l'IRSN a installé plusieurs dizaines de points de prélèvement autour des sites nucléaires pour connaître les niveaux plus précis de radioactivité dans des échantillons d'eau, d'air, de sol ou de différentes denrées agricoles prélevées (lait et produits laitiers, céréales, légumes, fines herbes...) grâce à une analyse en laboratoire des radionucléides qu'ils contiennent.

Dans la vallée du Rhône, où le parc nucléaire est vieillissant, sont particulièrement surveillées les installations de Creys-Malville, du Bugey, de Saint-Alban, Cruas, Tricastin et Marcoule, mais également celles situées sur les affluents du Rhône.

(©AFP / 17 novembre 2014 17h14)
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