L'UE adopte officiellement de nouvelles sanctions contre la Russie

L'UE a officiellement adopté lundi soir de nouvelles sanctions contre la Russie. Leur mise en application prendra toutefois quelques jours pour donner du temps aux efforts de paix. Vladimir Poutine et Petro Porochenko se sont en effet mis d'accord pour poursuivre le dialogue.

L'entrée en vigueur de ces sanctions "interviendra dans les prochains jours", a dit le président du Conseil européenne, Herman Van Rompuy. "Cela laissera le temps pour une évaluation de la mise en oeuvre de l'accord de cessez-le-feu et du plan de paix".

"En tenant compte de la situation sur le terrain, l'UE est prête à revoir les sanctions approuvées dans leur totalité ou partiellement", a ajouté M. van Rompuy à l'issue d'une réunion d'urgence des ambassadeurs des 28 Etats membres de l'Union à Bruxelles.

Gazprom épargné
Selon une source diplomatique européenne, l'Union européenne (UE) a ajouté les principaux producteurs et transporteurs de pétrole russes - Rosneft, Transneft et Gazprom Neft - sur la liste d'entreprises publiques interdites d'accès aux marchés de capitaux européens.

L'UE devrait aussi ajouter quelques dizaines de noms à sa liste de personnalités russes et ukrainiennes visées par un gel de leurs avoirs et une interdiction de voyager. Ces nouvelles sanctions ne concernent en revanche pas le secteur gazier et notamment Gazprom, premier producteur mondial de gaz et principal fournisseur de gaz de l'Europe. Moscou a d'ores et déjà menacé de riposter en interdisant le survol du territoire russe aux compagnies aériennes occidentales.

Dans le même temps,"un certain nombre de pays de l'Otan" ont signé un accord portant sur la livraison d'armes à Kiev, annonce l'agence de presse Ria Novosti qui cite un communiqué de la présidence ukrainienne.

Poursuite des efforts de paix
Le président russe Vladimir Poutine et son homologue ukrainien Petro Porochenko se sont mis d'accord au cours d'un entretien téléphonique pour poursuivre le dialogue en vue de mettre un terme au conflit, a annoncé le Kremlin.

Cette conversation intervient alors qu'un fragile cessez-le-feu semble être respecté. "Il est urgent de travailler à trouver une solution politique au conflit, a estimé l'ambassadeur helvétique Thomas Greminger, lors d'une réunion des 57 pays membres de l'OSCE à Vienne.

(ats / 08.09.2014 21h50)