La Belgique renforce ses mesures de sécurité dans les trains et les gares

Bruxelles - Le gouvernement belge a décidé samedi de renforcer les mesures de sécurité dans les trains et les gares du pays, après l'attaque commise vendredi dans un train Thalys par un homme lourdement armé monté à bord à Bruxelles.

Cette décision a été prise lors d'une réunion du Conseil national de sécurité qui s'est tenue samedi à l'initiative du Premier ministre Charles Michel, ont indiqué ses services dans un communiqué.

Plusieurs mesures ont été décidées et devaient être appliquées dès ce week-end, notamment une intensification des patrouilles mixtes franco-belges dans les Thalys au quotidien, ainsi qu'un renforcement des patrouilles et des contrôles dans les gares internationales en collaboration avec les zones de police locale. Le contrôle des bagages sera également renforcé.

Si aucune décision de ce type ne semble avoir été prise dans l'immédiat dans d'autres pays européens, plusieurs appliquent déjà des contrôles plus ou moins stricts dans les gares.

Ainsi, les passagers des trains longue distance sont généralement soumis à un contrôle de bagages en Espagne, en particulier à la gare d'Atocha à Madrid où les attentats du 11 mars 2004 dans quatre trains de banlieue avaient faire 191 morts et près de 1.900 blessés.

Depuis mai, à la suite d'informations concernant un risque d'attentats, les contrôles ont été renforcés aussi dans les principales gares italiennes, mais les bagages ne font pas l'objet de vérifications.

Au Royaume-Uni, seuls les Eurostar qui relient Londres au continent sont soumis à des contrôles de sécurité très stricts, mais la police des transports, parfois armée, patrouille régulièrement les principales gares.

En Allemagne en revanche, les forces de police ne sont pas particulièrement visibles dans les gares et aucun contrôle n'est effectué avant de monter dans le train. Et en Suisse, aucune mesure particulière n'a été prise après les événements de vendredi, même si la police se dit vigilante.

La réunion autour du Premier ministre belge n'était pas uniquement consacrée à la sécurité dans les gares et les trains, mais a permis de faire un état des lieux plus général. Elle rassemblait plusieurs ministres ainsi que des représentants du parquet fédéral, de la Sûreté de l'Etat et de l'Organe de coordination pour l'analyse de la menace (Ocam).

Le cabinet de M. Michel rappelle que ce dernier s'est entretenu vendredi avec le président français François Hollande et qu'ils ont convenu de poursuivre le renforcement de la coopération entre les services français et belges, qui ont des contacts permanents.

Par ailleurs, si l'identité du suspect est avérée, il avait été signalé à la Belgique par les autorités espagnoles pour ses sympathies concernant les milieux et les idées islamistes extrémistes.

Selon le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, le suspect aurait séjourné en Belgique en 2015. Le parquet fédéral belge a ouvert une enquête samedi sur la base de la loi antiterrorisme.

Deux enquêteurs belges de la police judiciaire fédérale se sont immédiatement rendus en France, indique-ton encore.

(©AFP / 22 août 2015 16h08)
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