La Bourse de Paris continue d'avancer lentement mais sûrement

La Bourse de Paris confirme son rebond à la la matinée / © AFP/Archives / Thomas SAMSON
La Bourse de Paris confirmait son rebond (+0,39%) mercredi à la mi-journée, les investisseurs hésitant à se positionner sur fond d'incertitude politique aux Etats-Unis, après le renvoi du secrétaire d'Etat Rex Tillerson.

A 12H17 (11H17 GMT), l'indice CAC 40 gagnait 20,33 points à 5.263,12 points, dans un volume d'échanges de 642 millions d'euros. La veille, il avait fini en recul de 0,64%.

Après une ouverture en très légère baisse, la cote parisienne s'est rapidement laissé tenter par un rebond, confirmant cette tendance au cours de la matinée.

"Contre toute attente, le CAC 40 progresse à nouveau ce (mercredi) matin, les investisseurs commençant à s'habituer aux méthodes du locataire de la Maison-Blanche qui, au-delà de l'effet d'annonce, ne parvient pas toujours à concrétiser ses initiatives", a relevé dans une note Franklin Pichard, directeur général délégué de Kiplink Finance.

Les investisseurs ont en effet rapidement digéré l'annonce, la veille, du limogeage du chef de la diplomatie américaine, Rex Tillerson, par Donald Trump, une semaine après le départ du conseiller économique de la Maison-Blanche, Gary Cohn.

"Avec les départs de Cohn et Tillerson (qui a eu une attitude plutôt conciliante sur des dossiers sensibles, comme l'accord iranien), ce sont les faucons de l'administration qui semblent prendre le dessus", a analysé pour sa part Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

"Ce signal est a priori négatif, comme en témoigne la réaction des marchés hier (mardi), mais il faut reconnaître qu'il est encore trop tôt pour juger des implications politiques réelles", a-t-il complété.

Ainsi, selon lui, l'instabilité au sein de l'administration américaine depuis l'élection de M. Trump "n'a pas eu d'effet anxiogène durable pour les marchés" même si nous constatons "de plus en plus que les investisseurs se préoccupent de la ligne directrice de la Maison-Blanche sur les plans économique et diplomatique".

- Haulotte Group à la peine -

Dans ce contexte, les indicateurs parus dans la matinée ont eu peu d'effet sur l'indice. En zone euro, la production industrielle a reculé de 1,0% en janvier par rapport à décembre, a annoncé mercredi l'Office européen des statistiques Eurostat.

Le taux d'inflation allemand s'est quant à lui élevé à 1,4% en février sur un an, décélérant légèrement par rapport à janvier.

Aux Etats-Unis sont également attendus les prix à la production ainsi que les ventes au détail pour février, avant les stocks et ventes des entreprises pour le mois de janvier.

En matière de valeurs, Interparfums gagnait 1,25% à 36,45 euros après avoir dégagé un bénéfice net de 40 millions d'euros en 2017, en hausse de 23%, soutenu par des ventes dynamiques et le remboursement de la taxe sur les dividendes, selon des résultats publiés mercredi.

Nicox prenait 2,25% à 9,32 euros alors que la biotech française, spécialisée en ophtalmologie, a annoncé mercredi une révision de son accord financier avec son partenaire commercial Bausch + Lomb, qui augmente les redevances que ce dernier lui verse sur les ventes annuelles de son produit vedette Vyzulta.

Rothschild and Co progressait de 5,63% à 30,00 euros, profitant de revenus et d'un bénéfice net ayant monté en 2017.

Haulotte Group chutait en revanche de 6,59% à 17,86 euros, lesté par un bénéfice net en recul de 24% en 2017.

Air France était à l'équilibre (-0,06% à 9,61 euros). Les pilotes de la compagnie, consultés par le syndicat majoritaire SNPL, ont voté pour le principe d'arrêts de travail pouvant dépasser 6 jours, dans le cadre du conflit salarial en cours dans la compagnie, a indiqué mercredi le syndicat à l'AFP.

CAC 40 (Euronext)

(©AFP / 14 mars 2018 12h44)


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