La Bourse de Paris emportée par la débâcle de Wall Street

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018 / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT
La Bourse de Paris a terminé en forte baisse (-1,36%) mercredi, réagissant à son tour à la nette chute des marchés américains la veille, dans un environnement commercial et politique restant lourd d'incertitudes.

L'indice CAC 40 a décliné de 68,29 points à 4.944,37 points. La veille, il avait fini en recul de 0,82%.

Après avoir ouvert en nette baisse, la cote parisienne a creusé ses pertes, sans parvenir à redresser la barre.

De son côté, Wall Street est restée fermée en raison des funérailles nationales de l'ancien président George H.W. Bush.

Les marchés actions ont baissé en Europe ce mercredi "parce que la partie américaine a beaucoup baissé mardi", a expliqué auprès de l'AFP Alexandre Baradez, un analyste de IG France.

Ce recul "n'est pas lié à des événements particuliers sur la journée, mais est vraiment la répercussion directe de ce que nous avons vu" mardi aux Etats-Unis, a-t-il poursuivi.

"Nous avons l'impression que Donald Trump a épuisé le potentiel haussier (pour les actions) de ses déclarations" puisque le marché est revenu aux niveaux auxquels il se trouvait avant le sommet du G20, a souligné M. Baradez.

En outre, "le marché est en train également d'effacer la phase de (rebond) qui a suivi les propos accommodants tenus par le président de la Réserve fédérale américaine (Fed) Jerome Powell", a-t-il ajouté.

Après quelques séances de répit, les turbulences ont refait surface mardi à Wall Street, sous l'effet d'une hausse brutale des inquiétudes quant à un éventuel ralentissement de la croissance américaine.

De plus, passés les effets d'annonce, les investisseurs semblaient toujours perplexes quant à la possibilité de voir rapidement un accord commercial se conclure entre les Etats-Unis et la Chine.

Côté européen, plusieurs dossiers restaient sur la table, incitant les investisseurs à la prudence.

Ainsi la Première ministre britannique Theresa May a été accusée mercredi d'avoir cherché à "induire en erreur" les parlementaires sur l'accord de Brexit, pour avoir initialement refusé de publier un avis juridique susceptible de renforcer l'opposition au texte. Sa ratification par la Chambre des Communes lors du vote prévu le 11 décembre semblait ainsi plus incertaine que jamais.

En matière de valeurs, le secteur des semi-conducteurs a accusé le coup, à l'instar de STMicroelectronics (-3,34% à 12,88 euros) et de Soitec (-3,88% à 52,00 euros).

Elior a en revanche remonté la pente (+7,63% à 12,69 euros) après avoir perdu près de 9% la veille, pénalisé par un bénéfice net annuel divisé par plus de trois.

Renault a perdu 1,01% à 59,89 euros. Le parquet de Tokyo va requérir un nouveau mandat d'arrêt contre Carlos Ghosn, sur de nouveaux soupçons de minoration de revenus, assurent les médias japonais mercredi, des charges que l'intéressé nie et qui n'ont toujours pas été transmises à Renault.

Euronext CAC40

(©AFP / (05 décembre 2018 18h12)


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