La Bourse de Paris finit en nette hausse

La Bourse de Paris finit en forte hausse / © AFP/Archives / KENZO TRIBOUILLARD
La Bourse de Paris a fini en nette hausse mercredi (+1,10%), le marché réagissant finalement bien à des chiffres de l'inflation américaine un peu plus élevés qu'attendu.

L'indice CAC 40 a gagné 56,02 points à 5.165,26 points dans un volume d'échanges étoffé de 4,75 milliards d'euros. Mardi, l'indice avait fini sur un repli de 0,60%.

La cote parisienne a ouvert dans le vert, conservant cette tendance positive tout au long de la matinée. Mais, dans la foulée de la publication des très attendues statistiques de l'inflation aux Etats-Unis, elle est brusquement passée dans le rouge.

En janvier, la hausse des prix a en effet accéléré à son rythme le plus rapide depuis quatre mois, à 0,5% sur un mois contre 0,4% anticipé. Sur un an, l'indice a progressé de 2,1%, un peu au-dessus de la cible de 2% la banque centrale américaine (Fed).

Dans le sillage de cette publication, le marché obligataire a enregistré un mouvement de tension sur fond de crainte de resserrement monétaire accéléré de la part de la Fed. Dans un mouvement de domino, la cote parisienne a instantanément dévissé, avant de se redresser rapidement.

"Le marché est beaucoup plus nerveux, et il ne va pas forcément dans le sens où on l'attend, il y a des mouvements erratiques", commente à l'AFP Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

"L'inflation était un indicateur qui inquiétait, et les marchés étaient plats depuis le début de la semaine. Maintenant que cet indicateur est passé, sachant que Wall Street a vacillé mais s'est repris, les marchés européens ont suivi le même mouvement", ajoute M. Tuéni.

"Il y a une volonté chez certains de se lancer dans une logique de rattrapage sur un marché qui a énormément perdu depuis le début de février", ajoute le spécialiste.

En outre, selon lui, même s'il était nécessaire de mieux prendre en compte le risque inflationniste, "il n'y a pas de risque immédiat de rentrer dans une période de reflation très forte", une reprise de l'inflation.

De nombreux autres indicateurs ont par ailleurs occupé les investisseurs. Toujours aux Etats-Unis, les ventes au détail ont reculé en janvier, contrairement aux attentes des analystes.

Les stocks hebdomadaires de pétrole brut ont quant à eux progressé moins que prévu, tandis que la production américaine a encore légèrement augmenté.

Au sein de la zone euro, les investisseurs ont pris connaissance de la croissance du produit intérieur brut, qui a atteint 2,5% en 2017, son niveau le plus élevé depuis 10 ans.

CAC 40 (Euronext)

(©AFP / 14 février 2018 18h13)


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