La Bourse de Paris proche de l'équilibre (-0,12%) en attendant la Fed

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018 / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT
La Bourse de Paris était en quête de direction (-0,12%) mardi à mi-séance, les investisseurs rechignant à se positionner avant une décision de la Fed mercredi, dans un contexte toujours marqué par des craintes sur la croissance.

A 13H43 (12H43 GMT), l'indice CAC 40 reculait de 5,84 points à 4.794,03 points, dans un volume d'échanges de 1,3 milliard d'euros. La veille, il avait fini en nette baisse de 1,11%.

La cote parisienne, après une ouverture en baisse, a progressivement limité ses pertes pour finalement osciller autour de l'équilibre.

De son côté, Wall Street se préparait à rebondir à l'ouverture, après avoir fortement chuté la veille. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average montait de 0,39%, celui de l'indice élargi S&P progressait de 0,43% tandis que le Nasdaq, à dominante technologique, prenait 0,60%.

"C'est l'inquiétude vis-à-vis de la croissance mondiale et la poursuite du resserrement des politiques monétaires qui plombe actuellement les marchés", a analysé dans une note Franklin Pichard, directeur général chez Kiplink Finance. "Ils vont connaître un regain de volatilité jusqu'à mercredi alors que (le président de la Fed) Jerome Powell s'exprimera sur la conjoncture pour 2019", a-t-il ajouté.

Malgré les interventions de Donald Trump, les marchés s'attendent à ce que le Comité monétaire de la Fed (FOMC) relève à l'issue d'une réunion de deux jours, mardi et mercredi, les taux d'intérêt au jour le jour pour la quatrième fois cette année.

Le président américain a mis en garde mardi la Banque centrale américaine contre "une nouvelle erreur", après avoir déjà appelé lundi l'institution à ne pas relever ses taux d'intérêt.

La Fed cherche à prévenir la surchauffe d'une économie dopée par les réductions d'impôts de l'administration Trump alors que l'inflation a atteint la cible de 2% et que le taux de chômage est au plus bas depuis 1969, à 3,7%.

"Entre critiques de Donald Trump ou encore interrogations sur la croissance, les commentaires (du président de la Fed) Jerome Powell seront scrutés à la lettre", ont estimé pour leur part les experts de Mirabaud Securities Genève.

Sur le front du Brexit, la Première ministre britannique Theresa May réunit ce mardi ses principaux ministres pour accélérer les préparatifs en prévision d'une éventuelle sortie de l'Union européenne sans accord, à une centaine de jours du Brexit le 29 mars prochain.

"Au Royaume-Uni, la guerre fait rage entre les parlementaires autour du Brexit et Theresa May. L'opposition lui reprochant de refuser de faire voter son texte, ce que la Première ministre a annoncé vouloir faire la semaine du 14 janvier", a indiqué M. Pichard.

De son côté, le discours du président chinois Xi Jinping à l'occasion de la célébration des 40 ans de réformes économiques du pays, faute de mentionner de nouvelles mesures de relance économique, n'a pas permis aux Bourses asiatiques de rebondir.

- Getlink tiré par Eiffage -

En matière d'indicateurs, le moral des entrepreneurs allemands a de nouveau baissé en décembre à 101,0 points, contre 102,0 points le mois précédent, dans un contexte d'incertitudes internationales, selon le baromètre Ifo publié mardi.

Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements et les permis de construire pour novembre complèteront l'agenda.

Sur le tableau des valeurs, Getlink (ex-Eurotunnel) montait de 4,48% à 11,89 euros, profitant de l'annonce de l'entrée au capital du groupe de BTP et de concessions Eiffage (+0,17% à 72,38 euros), à hauteur de 5,03% pour un investissement de 307,5 millions d'euros financé "sur sa trésorerie disponible".

Le secteur de l'automobile se reprenait, à l'instar de Faurecia (+3,69% à 31,74 euros), Valeo (+2,70% à 24,72 euros), Plastic Omnium (+2,47% à 19,29 euros), Peugeot (+1,60% à 18,29 euros), Renault (+0,93% à 55,17 euros) ou encore Michelin (+1,09% à 86,80 euros).

L'agence de notation S&P Global Ratings a par ailleurs attribué mardi la note "BBB-" au groupe PSA, assortie d'une perspective stable, saluant sa "performance solide cette année", une "structure des coûts allégée" et le "redressement réussi" d'Opel-Vauxhall.

Figeac Aero gagnait 4,52% à 11,56 euros, fort de la confirmation mardi de ses objectifs annuels malgré une baisse de son bénéfice net au premier semestre de son exercice décalé 2018/19, à 9,2 millions d'euros.

Carmat progressait de 2,65% à 23,20 euros après que le groupe a annoncé lundi un accord de prêt de 30 millions d'euros de la part de la Banque européenne d'investissement, destiné à soutenir la société française prévoyant de lancer sa prothèse de coeur intégral sur le marché européen dès l'an prochain.

Euronext CAC40

(©AFP / (18 décembre 2018 14h14)