La Bourse de Paris revient dans le rouge (-0,19%)

La Bourse de Paris revient dans le rouge à la mi-journée / © AFP/Archives /
Après une petite éclaircie en début de séance, la Bourse de Paris évoluait de nouveau dans le rouge (-0,19%) mardi à la mi-journée, peinant à s'orienter fermement au milieu de nombreuses statistiques.

A 13H09 (12H09 GMT), l'indice CAC 40 perdait 10,05 points à 5.331,58 points, dans un volume d'échanges de 1,2 milliard d'euros. La veille, il avait fini en recul pour la sixième séance d'affilée (-0,73%).

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre, a tenté une brève incursion dans le vert, avant de changer d'avis et de baisser légèrement.

"La phase de correction entamée depuis le 6 novembre traduit les interrogations concernant la réforme fiscale américaine" alors même que "la zone euro confirme sa bonne santé, sans remise en cause de la croissance", a souligné Franklin Pichard, directeur général de Kipling Finance.

Selon lui, "la réaction baissière que connaissent actuellement les indices actions était attendue, elle est caractéristique des replis de marchés haussiers" qui "subissent des dégagements impulsifs et non construits".

Les investisseurs ont eu pas mal d'indicateurs à digérer, avec en zone euro, une hausse du PIB confirmée à 0,6% au 3e trimestre et une production industrielle en recul en septembre.

En Allemagne, la croissance économique a accéléré au troisième trimestre, l'inflation s'est bien élevée à 1,6% en octobre sur un an, décélérant légèrement par rapport à septembre et le moral des investisseurs allemands (baromètre ZEW) a de nouveau connu une légère embellie en novembre.

Avant l'ouverture, la Chine a publié ses chiffres de production industrielle et de ventes de détail en octobre qui ont ralenti plus qu'attendu, la deuxième économie mondiale montrant des signes d'essoufflement.

En matière de valeurs, Alstom bondissait de 3,91% à 34,83 euros, dynamisé par un bénéfice net en hausse de 66,4% pour le premier semestre de son exercice décalé 2017/18.

Vivendi (+4,09% à 21,62 euros) était soutenu par un relèvement de sa recommandation à "surpondérer" par JP Morgan.

CGG prenait 2,05% à 3,99 euros à sa reprise de cotation après une suspension d'une journée lundi, à la demande du groupe, alors que ses actionnaires se réunissaient en assemblée générale extraordinaire (AGE) et qu'ils ont adopté toutes les résolutions du plan de restructuration financière de la société parapétrolière en difficulté.

Trigano reculait de 4,66% à 126,80 euros, les investisseurs prenant des bénéfices après une publication sans surprise où le numéro un européen du camping-car a enregistré un bénéfice net en hausse de 41,6% pour son exercice annuel décalé 2016/17, et s'est dit déterminé à poursuivre sa stratégie de "conquête".

LafargeHolcim perdait 1,03% à 47,88 euros dans la foulée de l'annonce d'une perquisition en cours mardi au siège de Lafarge à Paris, soupçonné d'avoir indirectement financé des groupes jihadistes en Syrie, dont l'organisation Etat islamique (EI), selon une source proche du l'enquête et le cimentier.



(©AFP / 14 novembre 2017 13h59)
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