La Bourse de Paris se replie sous le coup d'interrogations autour de la Fed

La Bourse de Paris se replie / © AFP/Archives / ERIC PIERMONT
La Bourse de Paris a débuté en léger recul jeudi (-0,24%), s'interrogeant sur des propos du président de la Fed à l'issue d'une réunion qui s'est soldée, comme prévu, par un relèvement des taux directeurs.

A 09H21 (07H21 GMT), l'indice CAC 40 perdait 13,27 points à 5.499,46 points. La veille, il avait fini en hausse de 0,61% à 5.512,73 points.

"La hausse du taux directeur de la Fed de 25 points de base, de 2% à 2,25%, était largement attendue par le marché. L'enjeu n’était donc pas lié au durcissement monétaire", a souligné Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a légèrement relevé ses taux d'intérêt mercredi, pour la troisième fois de l'année, insistant sur le dynamisme de la première économie mondiale, avec l'objectif d'éviter la surchauffe.

Mais c'est "l'ambiguïté de la Fed (qui) laisse les investisseurs partagés", a estimé Michael Hewson, un analyste de CMC Markets.

"Comme prévu la Réserve fédérale américaine a relevé ses taux directeurs", et "il n'y avait rien dans le communiqué qui suggérait que l'institution renonçait à continuer sa remontée en décembre". Mais selon lui, ce sont des commentaires du président de la banque centrale, Jerome Powell, sur l'inflation qui ont conduit les investisseurs à penser qu'elle était "moins optimiste sur les perspectives à long terme qu'il y a quelques semaines".

Du côté des indicateurs, l'agenda est fourni avec en zone euro, l'évolution des crédits au secteur privé et de la masse monétaire M3 ainsi que les derniers chiffres de la confiance des consommateurs en septembre en zone euro.

En Allemagne, le moral déjà élevé des consommateurs allemands devrait encore légèrement s'améliorer en octobre en dépit des turbulences liées aux tensions commerciales et au Brexit, selon l'étude mensuelle de l'institut GfK publiée jeudi matin.

Aux États-Unis la 2e estimation du PIB au 2e trimestre est également au programme, tout comme les demandes hebdomadaires d'allocation chômage, les commandes de biens durables en août et les promesses de ventes de logements pour le même mois.

Le président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, doit également prononcer un discours pour ouvrir une conférence annuelle du comité de surveillance des risques systémiques (ESRB).

- les banques pénalisées -

En matière de valeurs, les banques étaient pénalisées par une détente des taux d'emprunt sur le marché obligataire dans la foulée de la réunion de la Fed. Société Générale perdait 1,14% à 37,73 euros, BNP Paribas 0,70% à 54,25 euros et Crédit Agricole 0,53% à 12,88 euros.

Les titres technologiques reculaient dans le sillage de leurs homologues américains la veille. STMicroelectronics perdait 0,74% à 16,07 euros et Soitec 1,03% à 67,55 euros.

Engie refluait de 0,32% à 12,37 euros. La directrice générale, Isabelle Kocher, a démenti mercredi tout projet de vendre à EDF son parc de sept réacteurs nucléaires en Belgique, "pays stratégique" pour le groupe français selon elle.

Bolloré baissait de 0,27% à 3,74 euros après que le groupe a adressé au Syndicat Autolib' Vélib' Métropole, qui réunit les communes utilisatrices de l'ex-service d'autopartage, une facture de 235 millions d'euros, a annoncé le syndicat mixte, qui "se réserve la possibilité" de la contester devant les tribunaux.

GTT gagnait 5,11% à 63,80 euros, dynamisé par l'annonce d'une commande de la part du chantier coréen Samsung Heavy Industries (SHI), pour la conception des cuves GNL de deux méthaniers.

Voltalia baissait de 0,31% à 9,76 euros après que le groupe a réduit ses pertes au cours du premier semestre de 2018, notamment grâce à la baisse de ses frais financiers et de bonnes ventes d'énergie, et le groupe se dit confiant pour la fin de l'année.

GFI Informatique faisait un bond de 29,33% à 10,45 euros, les investisseurs accueillant favorablement l'annonce que le groupe français de services informatiques va bientôt être retiré de la cote, l'actionnaire qui détient la majorité des parts, le qatari Mannai, ayant manifesté son intention de déposer une offre publique de retrait.

Trigano était mal orienté (-2,75% à 109,60 euros), malgré un chiffre d'affaires en hausse de 35,6%, à 2,3 milliards d'euros, sur son exercice 2017-2018, grâce à l'intégration du fabricant slovène Adria.

Euronext CAC 40

(©AFP / (27 septembre 2018 09h53)


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