L'activité de Schneider Electric rebondit au premier trimestre

Paris - Schneider Electric a confirmé jeudi ses objectifs pour 2017 à l'issue d'un premier trimestre qui a vu son activité rebondir, portée par la reprise sur plusieurs de ses grands marchés, comme la Chine, après une année 2016 poussive.

Entre janvier et mars, le chiffre d'affaires du fournisseur d'équipements et solutions électriques a progressé de 4,5% à 5,84 milliards d'euros, en ligne avec les attentes du consensus d'analystes compilé par FactSet.

Alors que sur l'ensemble de 2016 l'activité s'était repliée de 7,3%, Schneider connaît "un bon début d'année", avec "une accélération notable de la progression de notre chiffre d'affaires", a commenté le directeur financier de Schneider Emmanuel Babeau, lors d'un entretien téléphonique.

Il a attribué cette reprise à "une amélioration de l'environnement" sur la plupart des géographies, avec une croissance "à deux chiffres" en Chine par exemple, ainsi qu'au "succès" de la mise en oeuvre de la stratégie du groupe pour gagner des parts de marché, élargir sa gamme de produits, notamment autour des solutions digitales.

Le groupe a aussi bénéficié d'un effet de change positif de plus de 100 millions d'euros, notamment du fait de la remontée du dollar par rapport à l'euro. Sur l'ensemble de l'année, l'impact positif devrait s'élever à 400 millions d'euros.

En conséquence, Schneider a confirmé sa prévision d'une croissance organique de ses ventes comprise entre 1 et 3% (hors branche Infrastructure) en 2017.

Sur ce premier trimestre, le groupe a fait mieux, avec une progression de 4,4%, mais "il est trop tôt" pour revoir l'objectif attendu pour l'ensemble de l'année, a estimé M. Babeau.

Par activité, les branches Building (+3,8 en données comparables), Industry (+5,3%) et IT (Technologies de l'information, +4,6%) ont été particulièrement dynamiques, tandis que la branche Infrastructure (réseaux électriques, etc.), depuis longtemps la moins performante de Schneider, a limité son recul à 2,4%.

Elle a même fait "un peu mieux que zéro" (environ +1%), en excluant l'impact négatif de 40 millions d'euros de la stratégie mise en place depuis plusieurs trimestres d'une sélectivité plus stricte des projets pour favoriser les contrats les plus rentables, a précisé M. Babeau.

Schneider a aussi vu son activité progresser sur l'ensemble de ses géographies, notamment en Asie-Pacifique (+5%), où se confirme la reprise des secteurs de la construction et de l'industrie, ainsi qu'en Europe de l'Ouest (+3%), aidée par un jour ouvré supplémentaire, et en Amérique du Nord (+2%), premier marché du groupe français.

- Croissance modérée en Europe -

Pour le reste de l'année, le groupe prévoit que cette reprise "s'accentue(ra)" sur ses principaux marchés, indique-t-il dans un communiqué, notamment pour ses activités liées à la construction aux Etats-Unis et en Chine.

Des "risques politiques demeurent" en Europe, mais l'activité devrait "croître modérément", tandis que les activités liées aux secteurs du pétrole et du gaz et des matières premières vont rester peu dynamiques, avant une amélioration plutôt "à la fin de l'année", estime le groupe.

Par ailleurs, Schneider a confirmé qu'il subira l'augmentation des coûts des matières premières, le conduisant à augmenter ses prix de vente pour compenser cette hausse.

Le groupe continuera aussi ses efforts pour accroître sa rentabilité, priorité du groupe, via l'amélioration de son efficacité opérationnelle et les réductions de coûts.

Schneider a également annoncé jeudi une réorganisation de son activité dans le solaire, jusqu'ici intégrée dans sa branche Building et qui va devenir une entité indépendante, dont le capital sera en partie ouvert à son management.

Dans un secteur en rapide évolution, l'objectif est d'apporter "plus d'agilité" à ces activités encore marginales à l'échelle du groupe, selon M. Babeau, et de faciliter de futures alliances et co-entreprises.

Le groupe a également confirmé que la finalisation de la cession à la holding suisse TBG AG de DTN, sa filiale américaine de fourniture de données, valorisée par l'opération à 840 millions d'euros, était prévue au deuxième trimestre, sous réserve de l'obtention des autorisations réglementaires.

mhc/fka/ggy

SCHNEIDER ELECTRIC


(©AFP / 20 avril 2017 08h38)

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