Le FMI prêt à aider la Grèce si on lui en fait la demande

Washington - Le Fonds monétaire international (FMI) est prêt à aider la Grèce si on lui en fait la demande, a déclaré lundi sa directrice générale Christine Lagarde au lendemain du rejet du plan des créanciers.

Nous surveillons la situation de près et nous nous tenons prêts à aider la Grèce si on nous en fait la demande, a déclaré la dirigeante dans un communiqué, ajoutant que le FMI avait pris acte du référendum de dimanche.

Les Grecs ont massivement dit non aux réformes et coupes budgétaires demandées par les créanciers d'Athènes (FMI, Union européenne, Banque centrale européenne) en échange d'un nouveau renflouement.

Dans son très bref communiqué, la dirigeante du FMI ne précise pas qui devra formellement faire cette demande d'assistance.

Traditionnellement, le FMI apporte son aide à la requête d'Etats en grandes difficultés financières.

Mais la situation avec la Grèce est singulière. Le pays a fait défaut le 30 juin vis-à-vis du FMI qui ne peut, en conséquence, plus lui apporter la moindre assistance financière tant que les arriérés de 1,5 milliard d'euros n'auront pas été soldés.

Le FMI a pris son temps pour réagir à la victoire du non au référendum, qui a fait apparaître des lignes de division au sein de la zone euro, dont les dirigeants vont se réunir mardi en sommet.

Le Fonds, qui devrait être associé aux discussions, appelle les Grecs à de nouvelles mesures d'économie mais exhorte également les Européens à faire un geste pour alléger la dette faramineuse du pays et l'aider à combler son gouffre financier.

Selon les estimations du FMI, la Grèce aura besoin d'au moins 50 milliards d'euros sur les trois prochaines années, dont 36 milliards d'argent frais des Européens.

Alors que le volet européen du plan d'aide à la Grèce a expiré la semaine dernière, le plan du FMI court lui en théorie jusqu'au printemps 2016.

Sur le papier, la Grèce a ainsi encore droit à 16 milliards d'euros de prêts de l'institution.

(©AFP / 06 juillet 2015 16h54)