Le pétrole ouvre en baisse à New York avant le rapport sur les stocks

New York (awp/afp) - Le prix du pétrole reculait à l'ouverture à New York mercredi, lesté par l'anticipation d'une nouvelle hausse des stocks de brut et de la production aux Etats-Unis et par un regain de prudence des investisseurs après un indicateur américain.

Vers 14H15 GMT, le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mars, référence américaine du brut, cédait 70 cents et s'échangeait à 58,49 dollars sur le New York Mercantile Exchange.

Comme depuis début février, les cours sont fragilisés par la crainte de voir la production américaine d'or noir, en pleine expansion, inonder le marché.

Aussi les investisseurs surveilleront-ils de près en cours de séance la publication du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'information sur l'énergie sur le niveau des réserves de produits pétroliers dans le pays, sur la cadence de l'exploitation de brut et sur les exportations.

Les analystes tablent notamment sur une hausse des stocks de brut de 3,1 millions de barils, de ceux d'essence de 1,8 million de barils et sur une stabilisation des stocks d'autres produits distillés (fioul de chauffage et diesel), selon un consensus compilé par l'agence Bloomberg.

"Les cours du brut vont être soumis à une forte pression à court terme car la hausse du nombre de puits américains en activité et la hausse des réserves risquent de saper les efforts collectifs de l'Opep", a remarqué Avtar Sandu, de Phillip Futures à Singapour.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et d'autres pays producteurs se sont en effet engagés à réduire jusqu'à la fin de l'année leur exploitation de brut afin de réduire les stocks et faire par ricochet remonter les prix.

Chef de file du cartel, l'Arabie saoudite a réaffirmé cet objectif et annoncé son intention de réduire encore sa production et ses exportations de pétrole le mois prochain afin de réduire les stocks excédentaires.

Le marché a aussi été fragilisé mercredi par l'annonce d'une nette accélération de la hausse des prix aux Etats-Unis. De quoi inciter la banque centrale américaine (Fed) à durcir sa politique monétaire afin de garder l'inflation sous contrôle.

Cette perspective a fait chuter les indices de la Bourse de New York dans les échanges électroniques et a bousculé le reste des actifs jugés risqués comme le pétrole.

Toutefois, a souligné Bart Melek de TD Securities, "le chiffre sur les ventes au détail aux Etats-Unis en janvier s'est montré décevant, ce qui ne devrait pas pousser la Fed à être trop agressive".

jum/LyS

(AWP / 14.02.2018 15h26)
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