Le pétrole part dans le rouge après le limogeage surprise de Tillerson

Paris - Les cours du pétrole, qui avaient entamé mardi les échanges européens dans le vert, ont fortement fluctué pour finalement partir à la baisse après le limogeage surprise du secrétaire d'Etat américain, le tout sur fond d'offre toujours plus abondante.

Vers 15H00 GMT, le baril de Brent, référence européenne, pour livraison en mai, s'échangeait à 64,23 dollars, en baisse de 72 cents, sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.

Le baril de light sweet crude (WTI), référence américaine du brut, pour livraison en avril, reculait lui de 94 cents, à 60,42 dollars, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex).

Les cours avaient commencé leur journée européenne dans le vert, avant d'être secoués par le tweet du président américain Donald Trump annonçant le remplacement du chef de la diplomatie américain Rex Tillerson par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo.

Le marché a d'abord réagi à la nouvelle par une accélération de la hausse des cours, avant de changer totalement de tendance pour partir dans le rouge.

Le rebond des cours ne pouvait de toute façon guère durer, face à l'afflux de pétrole de schiste américain, selon les analystes.

L'an dernier, "la demande mondiale de pétrole dépassait l'offre. Mais à en croire différentes prévisions, cette tendance s'est inversée cette année et s'accentue chaque mois", note par exemple Tamas Varga, analyste chez PVM.

Lundi, l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA) avait annoncé que la production de pétrole de schiste allait probablement augmenter de 131.000 barils en avril au niveau record de 6,95 millions de barils par jour.

Voilà qui complique les affaires de l'Opep, le plus important cartel de producteurs, et de ses partenaires, qui veulent au contraire brider l'offre pour soutenir les prix.

Le marché attend par ailleurs la publication mercredi des chiffres officiels hebdomadaires américains des réserves de brut aux Etats-Unis, qui donnent une indication de la demande au sein de la première économie au monde.


(©AFP / 13 mars 2018 15h29)
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