Les Bourses européennes inquiètes après le limogeage de Tillerson

PARIS (awp/afp) - Les Bourses européennes ont terminé mardi en baisse, agitées par de nouvelles incertitudes politiques outre-Atlantique, après le limogeage surprise du secrétaire d'Etat américain Rex Tillerson, ancien patron du géant pétrolier ExxonMobil.

Pourtant, en cours de séance, le marché avait été rassuré par l'inflation américaine qui comme anticipé, a ralenti sa course en février après une accélération en janvier.

L'indice des prix à la consommation n'a progressé que de 0,2% en février par rapport au mois précédant, durant lequel les prix avaient bondi de 0,5%.

Les marchés "craignent moins que la Fed n'augmente ses taux plus de trois fois cette année", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.

M. Tillerson a été remplacé par l'actuel directeur de la CIA, Mike Pompeo, "qui semble avoir une approche plus protectionniste, ce qui augmente les risques de batailles commerciales" entre les Etats-Unis et ses partenaires, a commenté Karl Haeling de LBBW.

L'Eurostoxx 50 s'est replié de 0,94%.

A Paris, le CAC 40 a reculé de 0,64% à 5.242,79 points dans un volume d'échanges de 3,6 milliards d'euros. La veille, il avait fini quasiment stable (+0,04%).

Iliad a chuté de 9,96% à 177,55 euros, affecté par une baisse de sa rentabilité dans la téléphonie fixe.

Veolia Environnement a perdu 2,76% à 19,36 euros, pénalisé par la sortie de son capital du fonds qatari Diar.

ArcelorMittal a gagné 0,99% à 26,47 euros, soutenu par un programme de rachats d'actions allant jusqu'à 280 millions de dollars.

Carrefour a reculé de 1,15% à 17,23 euros après un appel à la grève en réaction aux 2.400 suppressions de postes.

L'éditeur de logiciels Visiativ s'est lui envolé de 8,85% à 40,60 euros après de bonnes performances opérationnelles en 2017.

L'indice FTSE-100 de la Bourse de Londres a perdu 1,05% (75,98 points) à 7.138,78 points.

Le spécialiste du cuivre Antofagasta s'est illustré (+3,02% à 914,60 pence), après de bons résultats 2017.

Les valeurs pétrolières, bien orientées en début de séance, ont subi un retournement de tendance après la décision de Donald Trump. BP a perdu 0,83% à 474,00 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 1,12% à 2.252,00 pence.

Les opérateurs télécoms ont glissé à l'image de BT (-3,34% à 227,15 pence) et Vodafone (-2,08% à 202,90 pence).

En queue de l'indice figuraient le gérant d'actifs St. James's Place (-3,22% à 1.113,00 pence) et le géant de la publicité WPP (-3,01% à 1.159,00 pence).

A Francfort, l'indice vedette Dax a fini en nette baisse de 1,59% à 12.221,03 points, et le MDax des valeurs moyennes de 0,98% à 25.866,88 points.

L'énergéticien RWE (-2,93% à 19,08 euros) envisage un échange d'actifs avec son rival EON pour se recentrer sur la production. EON a grimpé de 3,87% à 9,25 euros.

Volkswagen a reculé de 2,56% à 154,52 euros.

Le fabricant de gaz industriels Linde a chuté de 2,98% à 191,80 euros.

Le groupe de médias ProSiebenSat a terminé lanterne rouge (-5,06% à 26,85 euros) après un abaissement de recommandation.

L'indice SMI de la Bourse suisse a lâché 1% à 8.880,92 points.

Le groupe de chimie de spécialités Lonza a été lanterne rouge, dévissant de 2,50% à 230,00 CHF.

Le fabricant d'équipements sanitaires Geberita mieux résisté avec une perte limitée à 0,28% à 435,00 CHF.

Richemont a lui reculé de 0,33% (84,42 CHF) après l'ouverture de discussions avec Piquadro pour la vente de Lancel.

Les bancaires ont été chahutées: Credit Suisse a perdu 1,38% (17,17 CHF), UBS 1,93% (17,28 CHF) et Julius Baer 1,57% (60,22 CHF).

A Bruxelles, l'indice Bel-20 a clôturé en baisse de 0,80%, sous la barre des 4.000 points, à 3.970,47 points.

Parmi les valeurs dans le rouge, le numéro un mondial de la bière AB InBev a cédé 1,09%, à 92,88 euros et le groupe de métallurgie Bekaert 1,61% à 35,45 euros.

L'entreprise de biotechnologie Galapagos (-2,05% à 83,90 euros) et le fabricant de produits d'hygiène Ontex (-1,73% à 22,70 euros) sont les deux plus gros perdants.

Seuls le fabricant d'acier inox Aperam et Bpost ont progressé de respectivement 1,28% à 40,43 euros et 0,14% à 27,88 euros.

A la Bourse de Milan, l'indice FTSE Mib a perdu 0,32% à 22.691 points.

Unipol a réalisé la meilleure performance avec +2,89% à 4,097 euros, suivi de Banco BPM, +2,32% à 3,019 euros et d'Italgas, +2,25% à 4,763 euros.

Mediaset Spa a subi la plus forte baisse (-4,15% à 3,145 euros), suivi de StMicroelectronics (-2,58% à 19,455 euros) et de Telecom Italia (-2,37% à 0,8008 euro).

La Bourse de Madrid a cédé 0,37% à 9.691,70 points, plombé notamment par la construction.

Le grand perdant a été le groupe de supermarchés Dia (-2,53% à 3,70 euros).

Mais l'indice a aussi été tiré vers le bas par les valeurs de la construction FCC (-1,32% à 9,72 euros) et ACS (-0,68% à 30,65 euros).

ACS serait en discussions avec l'italien Atlantia pour se répartir Abertis, fleuron des autoroutes. La valeur de celui-ci est restée inchangée à 18,58 euros.

L'opérateur Telefonica a chuté de 1,77% à 8,04 euros, et Banco Santander de 0,55% à 5,45 euros.

L'indice AEX de la Bourse d'Amsterdam a lâché 1,10% à 532,52 points.

A la baisse, le géant de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a perdu 2,38% à 43,59 euros et la société de biotechnologie Galapagos 2,05% à 83,90 euros.

A la hausse, le groupe de médias et télécoms Altice a gagné 1,01% à 7,96 euros, et l'aciériste Arcelor Mittal 0,99% à 26,46 euros.

A Lisbonne, le PSI 20 a reculé de 0,23% à 5.425,62 points.

Jeronimo Martins a fini en baisse de 0,14% à 15,21 euros. Les titres énergétiques EDP-Energias (0,04% à 3,05 euros) et Galp Energia (+ 0,01% à 15,08 euros) ont été quasi stables.

bur/nas/eb

(AWP / 13.03.2018 18h39)
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